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Chatbot: Facebook Messenger 2.3 poursuit sa mue


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title: ‘Chatbot: Facebook Messenger 2.3 poursuit sa mue’
date: ‘2018-02-28 11:23:08’
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Messenger est l’application de chat la plus utilisée avec Whatsapp (voir ces statistiques ici). Facebook poursuit l’intégration de nouvelles fonctions facilitant le déploiement de robots conversationnels. La version 2.3 sortie ce jour intéresse particulièrement les entreprises, car elle a pour but de simplifier la conversation avec les clients.

Affichage automatique des coordonnées du visiteur.

Lorsque l’utilisateur doit fournir son adresse email ou son numéro de téléphone, il est toujours fastidieux pour lui de l’indiquer, alors que ces données ne doivent pas être source d’erreurs. Elles permettent par exemple de valider une commande. Le robot conversationnel peut aller puiser ces informations directement dans le profil de l’utilisateur et les afficher sous forme de « quick replies », c’est-à-dire de boutons cliquables. La confidentialité reste totale, car l’entreprise gestionnaire du chatbot ne peut accéder à ces informations tant que l’utilisateur n’a pas cliqué sur le bouton correspondant. L’information reste entre Facebook et l’utilisateur tant que la validation n’a pas eu lieu.

Personnalisation simplifiée de l’extension Web du chatbot Messenger.

Le chatbot Messenger peut être intégré à un site Web depuis quelques mois. L’outil d’intégration a été simplifié et avec des possibilités de personnalisation complémentaire :

  • Notamment, un utilisateur qui aura entamé une discussion au travers de la version Web de Messenger sera prévenu par les notifications Facebook habituelles lorsque le chatbot apportera un complément de réponse. C’est un excellent moyen de renforcer la relation avec l’utilisateur en proposant des échanges asynchrones, qui sont courants dans l’usage des messageries : il arrive souvent qu’une conversation s’égrène sur plusieurs jours selon les disponibilités des locuteurs.
  • L’intégration d’un menu permanent est désormais activée : un menu dans un chatbot permet à l’utilisateur d’accélérer les échanges en orientant le chatbot sur des thématiques précises et sans devoir entamer des séquences de dialogues, parfois fastidieuses.
  • La compatibilité avec Internet Explorer est améliorée, ce qui était un attendu, car de nombreux utilisateurs professionnels n’ont toujours pas le choix de leur navigateur dans le cadre de leur activité professionnelle.

La reprise en main d’une conversation par un opérateur humain est simplifiée.

C’est une évolution qui va dans le sens d’un meilleur partage des tâches entre le chatbot, qui gère les messages simples et récurrents, et l’opérateur humain qui apporte sa valeur ajoutée.

De nouveaux messages possibles au-delà des 24 heures.

La politique de Facebook interdit à un chatbot un délai de réponse au-delà de 24 heures après la question d’un utilisateur (il peut le faire une fois exceptionnellement). C’est un système qui bloque les opérations de spam potentielles. Cela avait toutefois des effets néfastes sur la relation client, car il peut arriver qu’une question nécessite plus de 24 heures pour être résolue. Facebook ajoute donc une nouvelle typologie de messages :

  • Les alertes communautaires : lorsqu’il s’agit de messages d’urgence et de sécurité.
  • Les rappels d’événements : si une personne est inscrite à un événement, le chatbot peut maintenant lui envoyer un rappel quelques heures avant.
  • Des messages non promotionnels liés à l’abonnement au chatbot : cela existait, mais les conditions ont été encore modifiées : Facebook est soucieux de ne pas ouvrir une brèche vers le spam. Les concepteurs de logiciels doivent donc justifier l’emploi de cette fonctionnalité : il existe un risque de fermeture du chatbot en cas de non-respect de la politique d’usage.
  • La résolution d’une question : le chatbot peut signaler à un client que sa demande connait une solution (commande finalisée, SAV terminé…).

Ces évolutions, sans être des révolutions, améliorent les conditions de dialogues entre le chatbot et ses utilisateurs. Plus la conversation se déroule rapidement et simplement, plus elle est jugée positivement par l’utilisateur.

Pour tout projet ou étude de chatbot, n’hésitez pas à me contacter au 06 16 33 18 10 ou par email à f@semiopole.com.

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YouTube: 4000 abonnés, 1er bilan d’une expérience

Pourquoi lancer une chaine YouTube personnelle ?

Ça y est : ma chaine YouTube PasBêteLeNet a passé les 4000 abonnés.

C’était le chiffre magique que je m’étais fixé pour faire un bilan d’une chaine créée le 31 mars 2014, soit presque quatre ans d’existence. Sincèrement, je ne savais pas en combien de temps cette limite serait franchie.

Pourquoi avoir créé cette chaine ? Par curiosité, défi et volonté d’apprendre.

Par curiosité, parce que je voulais à la fois me placer dans la peau d’un créateur YouTube et mieux comprendre l’écosystème YouTube en en faisant partie.

Par défi, parce que je n’avais jamais « fait le show ». Comme beaucoup d’entre nous, je n’ai jamais aimé ni me voir ni m’entendre en vidéo. Saurais-je franchir cette barrière ?

Par volonté d’apprendre, à la fois la vie du YouTubeur, mais aussi la relation qu’il entretient avec YouTube et ses outils.

Créer sa chaine YouTube : sur quoi ?

Restait à trouver un thème pour ma chaine. Difficile, car je suis plutôt un généraliste passionné par tout ce qu’il découvre. Par ailleurs, mon premier objectif était surtout d’observer le YouTubing de l’intérieur… Je l’ai appelé PasBêteLeNet : je voulais publier des vidéos instructives et amusantes. J’ai observé un peu les autres YouTubeurs et puis j’ai installé ma caméra, mon micro, quelques lampes et même un écran vert.

J’ai tourné autour de différents sujets : techno, artistique, politique, marketing, l’éventail était aussi large que mes centres d’intérêt. Je savais qu’un mix de tout ne pouvait fonctionner. Le B.A BA de toute stratégie éditoriale a toujours été de se positionner sur un créneau, choisir un angle, un ton, et un style. Mais il se trouve que j’étais plutôt impatient de tester les choses…

Une chaine sur la cradologie ?

J’ai choisi de parler des crottes de nez. Pourquoi ? Parce que je me suis dit qu’il devait exister une audience jeune, un peu « pipi caca ». Cette profonde analyse s’appuyait sur ce que je voyais moi-même circuler sur YouTube. Par ailleurs, j’avais envie de créer un peu de buzz, avec zéro budget. « Manger ses crottes de nez, c’est bon » est donc né. Je sais que le titre peut prêter à confusion : allait-on me voir manger mes propres crottes de nez ? Non, j’ai plutôt fait le tour de la question en m’attachant à l’aspect « scientifique » de la question.

Une épreuve et une déconvenue pour moi : peu habitué à me poser devant une caméra, le choc fut rude. Aucun talent de comédien, aucune pose de la voix, j’ai enregistré trois fois la vidéo avant de monter et publier la « moins pire ». J’ai liké la vidéo au travers d’un autre compte, je l’ai transférée à toutes les personnes qui ne m’en tiendraient pas rigueur, et j’ai passé des heures à me connecter à l’interface de YouTube pour voir le nombre de vues évoluer en temps réel.

J’ai eu la chance qu’un autre YouTubeur accepte de la visionner : e-penser (qui dépasse le million d’abonnés actuellement). Il y a eu un avant et un après très clairement. La simple recommandation d’un YouTubeur populaire fait largement augmenter la fréquentation. Le pic est très net sur l’historique de fréquentation.

Le même effet a eu lieu en 2017 lorsque la vidéo a été insérée dans un article suisse.

Changement de sujet…

Las, je n’en ai pas profité : au lieu de me lancer dans la publication à un rythme hebdomadaire, ma vie professionnelle ne me permettait pas de faire une nouvelle vidéo avant un mois. J’ai choisi un autre thème, « Lire dans les pensées, c’est possible ? » Et j’ai ajouté dix jours plus tard « Conchita Wurst, travesti ou provocateur ? ».

Quinze jours plus tard, j’ai eu l’occasion de filmer une table ronde sur Heidegger et le nazisme. J’ai proposé de la placer au sein de ma chaine, plutôt que d’en créer une autre avec un positionnement « philosophie ». Mon idée était que cela pouvait ouvrir la curiosité d’un nouveau public, sans nuire à sa fréquentation par un public déjà acquis. Difficile à dire en fait. 8000 vues représentent un très bon score pour une vidéo de 2 heures 30 minutes consacrée à un thème que beaucoup jugeront ennuyeux. Ma joie est de constater que la chaine a gagné une vingtaine d’abonnés au travers de cette conférence et n’en a perdu qu’un seul : les amateurs de crotte de nez ne se sont pas sauvés…

Le trou noir pendant cinq mois

Ensuite, le grand trou noir jusqu’à la mi-octobre, soit cinq mois sans une publication (absorbé par mon activité professionnelle), autant dire un suicide relationnel sur les réseaux sociaux ! J’ai alors publié une série qui m’a passionné sur le traitement des déchets et leur recyclage. La réalisation a toutefois été fastidieuse. J’ai voulu changer de ton, être plus sérieux (encore plus). Grosse déception : la série n’a jamais trouvé son public. Je veux dire que le nombre de vues n’a jamais décollé, ce qui indique un désintérêt du public pour le sujet. Ma consolation : la fidélisation de l’audience sur chaque vidéo frôle les 80 %.

Plus d’un mois après, j’ai proposé une série sur les robots. Son succès a été réel auprès de passionnés. Mais le sujet n’a jamais drainé grand monde. Déçu par le résultat, alors que je reste convaincu de la qualité de la première vidéo « Robots, tout savoir ou presque », je me suis dit que YouTube ne valait pas plus que des vidéos buzzantes. Au lieu de passer plusieurs jours de documentation et d’écriture, j’ai décidé de m’imposer la réalisation d’une vidéo en moins d’une heure. Pari tenu : « Le monstre des abysses filmé pour la première fois » a eu l’effet escompté. L’audience est revenue, la vidéo compte 73 250 vues à ce jour.

Paradoxalement, la réussite de cette vidéo m’a totalement désillusionné sur ce qu’il était possible de faire sur YouTube, je veux dire en terme qualitatif. YouTube n’est bon que pour les vidéos à buzz… Je me suis réfugié dans ma double passion, la technologie et la littérature. J’ai créé une longue vidéo sur l’histoire du concept des robots…

…et j’ai créé « 15 Nobel de Littérature français ». J’y ai pris beaucoup de plaisir à la création : recherche d’information, d’iconographies, montage sous After-effects pour des trucages kitch, mais amusants… Sans illusion sur son score. Elle a pourtant creusé son chemin et passé les 10 000 vues.

La vidéo qui explose le compteur

Trois mois plus tard, je me suis redonné le challenge de la vidéo buzzante et j’avoue que le résultat a dépassé mes espérances : « 10 trucs contre ta mauvaise haleine » compte près de 265 000 vues ! Elle a drainé un nombre d’abonnés important. Visiblement, les problèmes de bouche concernent beaucoup de monde… 😉

Le cap des 100 000 vues a eu un effet décoiffant : YouTube s’est mis à pousser la vidéo dans les suggestions, sur sa colonne de gauche. Chaque jour, la vidéo collectait entre 1 500 et 3 000 vues ! À sa date anniversaire des deux ans, YouTube a décidé de court-circuiter la vidéo de ses suggestions, jugeant sans doute qu’elle était périmée. En tout cas, les algorithmes de YouTube font la pluie et le bon temps des YouTubeurs.

Je vous laisse constater cela sur le graphique.

Des vidéos pédagogiques

J’ai ensuite publié une série de très courtes vidéos sur la formation de la Terre. Les vidéos ont un réel succès auprès des écoles (je reçois des emails à ce propos). Certaines comptabilisent les 69 000 vues, 43 000 vues, 40 000 vues, 38 000 vues… Un vrai plaisir de se dire que des vidéos éducatives sont finalement dénichées parmi la masse de déchets vidéos de YouTube.

Un an de silence…

Plus d’un an s’est ensuite écoulé sans que je produise rien. J’ai ensuite réalisé une interview de François Rastier, chercheur en sémantique des textes sur la notion d’œuvre. Il était clair pour moi que le format proposé par YouTube, et relayé par la plupart des YouTubeurs, ne correspondait pas à mes besoins d’expression. Je me suis dit : « publie ce que tu veux, tu n’es pas un YouTubeur ». Il m’arrive donc de publier des entretiens de plus d’une heure, sans attente de succès particulier, mais avec la certitude que les spectateurs concernés finiront par être au rendez-vous.

Relance de la chaine par le buzz

Finalement, j’ai refait une vidéo buzzante facile sur Emmanuel Macron.

Je savais que le sujet drainerait un peu de monde, soit environ 17 000 vues en deux mois. À la différence de la vidéo sur la mauvaise haleine ou de celle sur le monstre des abysses, sa durée de vie a été par contre extrêmement faible comme on peut le voir sur le graphique.

Les chiffres clés

Des chiffres qui rendent compte de l’immensité du virtuel

J’avais bien sûr activé la rémunération sur les vidéos. Combien ai-je gagné ? 425 euros pour des revenus publicitaires bruts estimés à 770 euros, soit 8,85 euros nets par mois.

Les vidéos ont été partagées plus de 5 000 fois.

J’ai gagné 4500 abonnés, et j’en ai perdu 500.

J’ai obtenu 707 982 vues.

J’ai atteint 1 612 590 minutes de visionnage, ce qui représente 3 ans et 24 jours non-stop de diffusion ou 17 900 films de 90 mn…

Chaque fois que je me connecte, il y a 30 personnes en moyenne qui sont en train de regarder les vidéos de ma chaine.

C’est peu et c’est beaucoup à la fois !

Tous ces chiffres, pour un YouTubeur professionnel, paraîtront bien minces. Pour un expérimentateur de mon espèce, je reste incrédule et je me dis que j’ai obtenu l’équivalent de 252 séances au Grand Rex à Paris (2800 places)… YouTube est bien la plateforme mondialisée que l’on décrit où le gigantisme est tel que même une petite chaine YouTube produit une audience déjà impressionnante.

Je me dis à présent que 4 000 abonnés, et même 7 000 vues sur un entretien de philosophie, constitue quelque chose d’unique en son genre que seule une plateforme digitale peut offrir : matériellement, il serait très compliqué de faire venir autant de personnes assister à une conférence (on compte plutôt entre 20 et 60 personnes dans ce type de réunion).

La possibilité de diffuser des idées est donc bel et bien présente et assurée. Il est inutile de penser concurrencer les nouveaux comiques troupiers du Net, parce que les sujets ne sont pas les mêmes et l’expression choisie est fondamentalement différente.

Quelques clés sur logique de production

Du low-budget : vu les retours sur investissements, il n’est pas intéressant d’un point de vue pécuniaire d’investir prématurément dans la production vidéo complexe. Inutile donc d’acquérir des caméras sophistiquées, trop d’éclairage, des fonds verts qui vont nécessiter un travail de postproduction inutile. Mieux vaut rester dans le dérushage, montage simple en cut, sans chercher l’effet (à moins que cela soit la marque de fabrique de la chaine ou que cela soit l’occasion de démontrer un savoir-faire pour vous).

De l’hyperfréquence : ma façon de publier sans régularité pénalise profondément ma chaine. La logique d’un abonnement, le terme même d’abonné, implique une fréquence régulière de publication. Plus encore, l’hyperfréquence est sans doute de mise : il faut planifier une présence virtuelle quasi permanente, sur des rythmes hebdomadaires, ou bimensuels. Au-delà, la prise avec la communauté d’abonnés ne peut pas se réaliser, car le flots de la concurrence est tel que votre dernière production ne remontera pas forcément vers vos abonnés.

De l’actualité : je peux constater que surfer sur l’actualité joue en faveur de la chaine. Les tests effectués avec Macron, Conchita Wurst ou encore le poisson des abymes (vu à la TV la même semaine) entrainent des recherches sur YouTube, et donc des vues potentielles : YouTube va en effet collecter les vidéos dont le thème colle à l’actualité.

Du buzz, de la provoc ? Inévitablement ! C’est l’art de la titraille chez les journalistes : une vidéo doit avoir un titre attractif, ambivalent pour provoquer le clic et les vues. Pour autant, le champ des descriptions, et le sous-titrage sont d’excellentes façons de faciliter le référencement des vidéos. En facilitant l’analyse du moteur de YouTube, donc en produisant du texte référençable, les vidéos sont plus facilement positionnées dans les résultats de recherche. Il en va de même des vignettes, qui doivent « faire envie ». Elles jouent le rôle de l’affiche de cinéma en résumant le contenu, sans le trahir.

Brièveté ou longueur ? YouTube recommande des vidéos brèves et il a en gros raison : la plupart des spectateurs ne passent pas plus de 3 minutes sur un sujet (autant dire que cet article ne sera jamais lu en entier ?).

Se soumettre aux règles et aux normes

  • Et c’est là où le bât blesse : les recommandations éditoriales de YouTube sont terribles :
  • brièveté
  • hyperfréquence
  • écrire ce que veulent les abonnés
  • se soumettre à l’actualité mondiale
  • normaliser la fonction du décor
  • travailler les vidéos dans des logiques de montage à base de cuts et de changements de plans rapides
  • être enjoué, faire rire ou du moins être super cool
  • non dit mais fortement suggéré : [avoir l’air bien portant et jeune]

L’académie YouTube regorge de recommandations. Elles se basent sur l’analyse des vidéos les plus populaires. Personnellement, c’est l’un des points qui me gène le plus et que je ne veux pas suivre. La normalisation entraine un traitement identique des contenus, une standardisation des présentations, une idéologie joyeuse commune. Elle gomme les personnalités, et limite la créativité, définie comme des tentatives de renouvellement et non comme une recherche de la déclinaison d’un genre.

Fin de l’expérience ?

C’est un sentiment très paradoxal que j’entretiens avec la chaine YouTube PasBetêLeNet.

Elle ne rapporte rien financièrement. Je manque d’égo pour vibrer chaque fois qu’on like ou critique ma vidéo. Cela prend du temps et finalement la communauté des abonnés est peu active. À quoi bon continuer la chaine ? Ma motivation est de poursuivre l’expérience en faisant ce que je veux, et non ce que je dois, ou devrais. Car en réalisant ce projet, même à temps perdu, j’apprends beaucoup sur YouTube, ses outils, le comportement des spectateurs de manière extrêmement concrète : je sais ce que YouTuber veut dire, même si je le fais en dilettante.

J’entretiens aussi un credo : en mêlant des vidéos buzzantes, à contenu plus faible et plus ludique, j’attire un public qui ne serait pas venu naturellement voir les autres vidéos de la chaine. Les statistiques me montrent qu’un faible nombre de visiteurs transitent de ces vidéos buzzantes vers les vidéos plus sérieuses. Mon pot de miel semble fonctionner, même modestement.

L’idée du partage de la connaissance est par ailleurs une motivation et un plaisir sans fin. J’ai même créé deux autres chaines (CodeCheeta sur Scratch2 et Verbomatic sur le langage Processing) où il s’agit plus de tutoriels. Il y a beaucoup moins d’abonnés mais la relation est presque communautaire : je reçois souvent des emails de suggestions de vidéos et de remerciements, ce qui est très touchant.

Je voudrais tirer PasBêteLeNet vers des contenus de vulgarisation culturelle, technologique et scientifique à base de reportages et d’interviews de personnes. Je n’aime pas l’idée du YouTubeur enfermé dans son écran, comme dans un aquarium, à soliloquer pour une personne elle-même seule affalée sur son lit, ou dans son fauteuil. Exigeant, n’est-ce pas ? D’autant plus que cela implique d’y passer du temps.

Alors avant de publier d’autres vidéos, je vais expérimenter deux axes. D’abord, la réalisation de vidéos en « very low budget » basées sur des coûts de production ultraminimalistes. Ensuite, la recherche d’investisseurs privés ou publics. Il me semble que c’est la seule solution pour faire évoluer cette chaine vers quelque chose de différent et de novateur.

On en reparle aux 10 000 abonnés ?

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ressources Wordpress

How to choose your Best WordPress Offline Editors?


How to choose the best text editor for WordPress when you want to work offline? I will compare MarsEdit, Blogo, and Desk. Why am I not choosing other existing WordPress offline editors? They have to run on my mac. They have to be nice and smart. Blogo and Desk are the new challengers of MarsEdit… The other softwares are too old to run smoothly with the latest versions of WordPress.

Having a trial… a must-have to make the right choice!

You can read numerous posts, articles, look at many YouTube videos. The finest choice will come from you. You know what you really need, you will be the only one to find your way through many criteria and get the best tool for you.

So, apart Desk, MarsEdit and Blogo have a trial version of their respective website. It is a fully functional version. Updates are available. You can edit and save without any limitation for 21 days (Blogo) and 30 days (MarsEdit). I had to buy Desk(tm) to test it, which is not fair.

Criterion #1: Dedicated tool vs Desktop Word editor

First of all, I have made my decision to use an offline editor because my WordPress website is sometimes down. Gandi is an excellent choice to host my WordPress site. They give usually a decent hosting service. However, for a few weeks, I have encountered numerous problems to reach my website while I was editing some posts! I lost some huge parts of an article, just because the virtual hosting machine went down between two updates of my work. Thus, offline editing would be a must have to avoid this kind of annoying situation.

I could have chosen to write in Word, LibreOffice or BBEdit. It would have been fine. Especially, I would have been able to use Antidote(R) software to have the right check spelling! Even so, copy and paste from Word could be a mess because some hidden characters are copied into the WordPress editor. LibreOffice may be different but – to be honest – I am not ready to install a full desktop software just to edit some articles. BBEdit is a nice text editor. It could be done with it. However, I would have to do all the editing for titles, bold, etc. by hand, while some other software could do that just by a mouse click. I did not buy a Mac to use it like a Minitel!

Result: All the three software can do it!

They connect to WordPress website (self-hosted or not), retrieve the data, list the posts. Then, you can edit them.
Desk is not easy to use because it is not focused on WordPress. It is a « simple » distraction-free text editor. It can be used for WordPress editing, but is mainly built for text editing in general:   take small note, write a story, write articles,… Blogo and MarsEdit are dedicated to blog writing, especially WordPress. This is the reason why they seem to be more easy to use for this kind of tasks.

Criterion #2: More than a text editor, a content manager.

It is not an everyday task, but sometimes I like to go back to an old post to update some information, or to correct an error shown by one of my followers. This is the reason why the tool should be able to reload all the posts and pages published on my website.

I do not want to use one tool to create a new one and another to edit old ones. Also, I want to edit all the metadata linked to a post such as tags and keywords for categories, post status,… At last, the tool should synchronize all that stuff back and forth, in a seamless way. Ideally, I would like to edit the Custom Post I have, due to the use of dedicated plugins.

Ideally, the tool should be able to embed some third party plugins, well-known, and often used in WordPress, such as Yoast for Seo.

Result: MarsEdit is the more stable

Blogo and Desk can manage posts but also categories, tags,… To edit an old post with Desk, you will have first to create a new document, then switch to list on the right, choose your blog in the list and then select the post! It is clearly not created to be a content manager. Desk’s behavior is « new content-oriented » ; -). Blogo is far better to manage old post editing. However, the version that I have tested has some bugs! Sometimes conflicts appear. You cannot load the post that you want. MarsEdit is the strongest to manage content. It has the ability to edit all the kind of meta-data that WordPress is using. You can customize your own custom fields! (However, I did not try.)

Criterion #3: Preview is a WYSIWYG mode.

Even though I am able to live without that, it would be great to click and see the post in a preview mode, with all the CSS from the template applied. I believe it is possible to upload the draft and open a « Webkit » window to show the page (maybe I am too much optimistic…).

Result: Desk is pleasant to use. Blogo is nice. MarsEdit needs to improve itself.

Desk is a distraction-free editor. It is very trendy, and its use is pleasant. The background color is soft enough to smooth the screen contrast. The typo choice is also very good. The leading is clever. Blogo tries to belong to this trendy family while offering more text tools on the screen. The result is quite nice, and it works! MarsEdit is almost five years late: the text editor is simply the basic text window of OS X. You can change the typo and the background but you won’t reach the comfort of Desk or Blogo. If you increase the typo, you stay with the same leading. If you have to write a long article, you may not be comfortable.

Moreover, MarsEdit seems to add some HTML code into the text when you copy and paste text from another window. I use WhiteSmoke corrector because I am not an English native. When I make an « apply change » from WhiteSmoke to MarsEdit, it pastes some HTML code. When I do the same operation with Blogo, everything seems fine. It is an important fact: when you send it to WordPress, this HTML stays in the post and can conflict with your own CSS. Additionally, Blogo has a « remove formatting » feature very useful to correct the HTML inserted by MarsEdit ; -(
MarsEdit proposes an option to paste in « pure text » but it is useless with WhiteSmoke that launches itself the paste function.

Criterion #4: synchronize through my iMac, MacBook and iPad.

Okay, it seems weird, maybe. However, I use alternatively the three machines, depending the time and my location. If I start my post on my desktop Mac, I would like to open the post on the MacBook to edit and then open it on my iPad to attach some photos I have made during the day. It should be possible at least with the Yosemite version of OS X.

Result: Yes… and No!

Yes, you can switch from one computer to another. All three software are sold through the Apple Store. You can install it to your desktop and your portable Mac.

No, you cannot use it on your iPad. Sadly, the iOS version does not exist. As I said, the app that seems to synchronize the best is MarsEdit, then Desk, then Blogo.

Criterion #5: a media manager

One of the hard things to manage in WordPress, even in the latest version, is the media. It still takes too much time to upload and then to edit the image. Media uploading should happen «backstage» while I work. Sizing, cropping, to apply some simple effects should be doable through the tool. At least, it should be possible to launch image editor of my choice, make some changes and upload the new version of the image (while deleting the previous one).

Result: Blogo has understood our blogging needs but did not finish the work!

I am a bit disappointed by the three apps. Each of them can embed images into the text. However, none of them do it smoothly! Desk has a simple but functional way of doing: just drag and drop your image (but you cannot import it from a menu) and click on it to resize it quickly. That’s all.
MarsEdit embeds images. You can set the size when importing the image. That’s all. However, it connects to your Flickr account to get images, which sounds great.
Blogo goes far beyond. You can import an image, resize it, set quickly the title, set it to be featured. You can also apply some effects like Instagram would do (four effects, no more). But… But… you cannot see the image in the text stream! You get an ugly grey icon in place. When you click on it, you can see the image. When you preview, you can also see the image. Why? The work is not complete!

None of them let you open the WordPress Media Manager. If you want to insert an image that you have already uploaded, you can’t or you will have to edit your post in WordPress.

Criterion #6: comments management, please!

Comments management should be integrated into the tool. Comments belong to the post: it is the contribution of my readers. I haven’t too many comments to deal with right now, but it would be great to be able to manage that through the tool. Comments ask some time to edit the article, for example, to correct a misspelling. If comments are not managed from the tool, I will have to open the back office to read them and then go back to the desktop editor or worse, edit from WordPress back office. In a few weeks, it may be possible that I will stop to use the offline tool.

Result: Blogo handles with comment management perfectly.

Blogo is the only one to manage comments. And it does it well. This is great functionality. It would be great to get a notification when a new comment is awaiting moderation. There is also a little bug with the &rsquote used in French.
Comment management from Blogo can save you time. I wanted it, I have it!

Criterion #7: be connected and distraction-free!

Yes, I need both. When I am writing a long paper without the need to collect information elsewhere, a distraction-free screen is mandatory. Distraction free means that I can focus only on my writing, without seeing anything else (icons, other windows, etc.). The distraction-free mode should be ergonomic. I should be able to add style on my text without going back to normal mode (which is often the case).

Sometimes, I need to collect a lot of pieces of information while I am writing my post: check information, get images, look at websites, blogs, videos,… Then, the tool should facilitate the collection of data: good copy and paste, drag-and-drop images, snap URL, and so on.

Result: they can do it! Surprise, the most distraction-free is the less effective!

Desk is built to be a distraction-free editor but this mode opens a large window. On my 27″ iMac, the text editing is ineffective and useless. MarsEdit does its best and Blogo manages it quite well. A weak point: you cannot set yourself the width of the editor.
MarsEdit lets the preview window visible. You can drag it on the side you want. Blogo hides it. It is not a problem for me.

Time to make my choice.

As I am writing this post, I am also testing these three apps: Blogo, MarsEdit and Desk.

I switch from one to another, just to see if some weird things happen. However, as far as I am in my writing, I haven’t noticed too many bugs. None of these software added hidden characters. They load the text. I edit. I press to update. I close the app. I open my post in WordPress or one of two other apps: everything seems clean. Nevertheless, I get some problems with the synchronize function with Blogo.

I have made a table to put all my personal criteria and compare side by side the three software. When I am looking at this table, I feel embarrassed to decide. I can list far more numerous criteria! I should order them, make an evaluation, and so on. In fact, the best software will be the one that works!

I have to explain to you how I’ve finally chosen my tool.

In the beginning, I have been quite impressed by Desk. I like this trendy software, the minimalist interface, the clever management of typos. However, the way the software is built is not optimized for a WordPress use. I am sure Desk company knows that. Desk is a swiss tool to write texts. It is not WordPress-centered.

Then, I chose to continue with Blogo. However, because of its bugs on synchronization, I stopped to use it.

Then, I went to MarsEdit. And it is a real pleasure to use it when you’re a WordPress expert, when you like to manage your data as if you were in the WordPress back office. Though, two problems remain.

(1) The copy and paste from WhiteSmoke. I do not want to know who is technically guilty. I discovered WhiteSmoke put the HTML. Though, MarsEdit is unable to parse the text to remove this HTML code, which is a shame for a text processing software.

(2) The text editor itself is too simplistic and not enough readable. There is no attention made to offer a clean and comfortable window editor. The black and white, too high contrasted window is tiresome for the eyes. The native distraction-free of WordPress is better.

Finally, I would choose Blogo… maybe because of its clean and comfortable editing space.

However, I won’t use it until the synchronization with my WordPress website will remain buggy. While I am writing this last sentence, I lost text because the synchronization process is frozen and does not stop… until I quit the program!

I ask myself: how could you write a so long article just to say that you won’t use this kind of software? I know, I  am dumb.

In fact, I will use one of it, but only when I really need to write, far from the Internet.

I will keep an eye on the three software to look at their improvement. I could appreciate the vivacity of the three companies behind these pieces of software. They are great. They will do it! So far, I will keep my BBEdit.

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8 logiciels libres ou gratuits pour travailler et créer, fini Adobe !


Tous les mois, pour les plus honnêtes, nous payons un abonnement à la suite Adobe pour pouvoir utiliser Photoshop, Premiere, After Effects, et autres excellents logiciels de création graphique.

Dernièrement, j’ai abandonné la suite Microsoft Office au profit de la suite Libre Office et je ne le regrette pas.

Alors je me suis demandé s’il était aussi possible de lâcher Adobe pour une suite de logiciels Libres ou gratuits (nuances…). Hé bien, je crois que oui. Voici donc a liste des logiciels que je retiens, après les avoir testés.

DaVinci Resolve plutôt qu’Adobe Première

La société Blackmagic Design propose gratuitement un logiciel de montage et d’effets vidéos de niveaux très professionnels. Véritable référence pour ses outils de réglages de la colorimétrie, DaVinci Resolve s’en tire excellemment pour réaliser du montage vidéo et gérer les médias. La version gratuite est complète, sans limitation et très stable.

Scribus plutôt qu’Adobe Indesign

Scribus permet la réalisation de toute sorte de plaquettes, livres ou magazines. Ses outils de PAO sont complets, et conçus pour l’impression professionnelle. Le résultat est parfait, les fonctionnalités de mise en page ne manquent pas. L’export PDF est compatible avec tous les lecteurs que j’ai pu tester sur Mac et PC. Scribus propose 200 palettes couleurs prédérefinis, l’export PDF, la gestion des styles, des modèles, des polices, bref, tout est là.

The Gimp plutôt qu’Adobe Photoshop

Quand on passe de Photoshop à Gimp, on se sent un peu perdu. L’ergonomie de Photoshop, que l’on pratique depuis plus de 15 ans, s’est tellement ancrée dans les neurones qu’on a presque envie de désinstaller Gimp à peine lancé. Mais il faut persévérer car Gimp propose de très nombreuses fonctionnalités, qui répondent aux besoins essentiels de la manipulation d’images. Il n’est certes pas aussi sophistiqués que Photoshop, mais qui à besoin de toute la complexité de Photoshop ? Peut-être 20% de ses utilisateurs, les autres trouveront en Gimp tout ce qui est nécessaire : filtres, modes, calques, sélections, export, …. Pour une utilisation de webmastering poussée, Gimp assure.

Inkscape plutôt qu’Adobe Illustrator

Le dessin vectoriel est porté à son apogée avec Inkscape. Francisé, le logiciel est construit sur le format SVG, devenu le format standard des dessins graphiques. Invité régulier par Google depuis 11 ans au Google Summer of Code, Inkscape assume totalement sa position de premier challenger d’Illustrator.

Fusion plutôt qu’Adobe After Effects

Si After Effects est la référence réflexe des motion designers, Blackmagic Design a toutefois une base très installée dans le milieu professionnel. Il faut dire que Fusion est totalement bluffant. Avec plus de 1000 blockbusters hollywoodiens réalisés avec Fusion, comme Thor, The Amazing Spiderman 2 ou Hunger Games, la démonstration est sans appel. Effets spéciaux, motion graphics, animation 3D, Fusion propose aussi des tutoriels vidéos intéressants, qui permettent de s’immerger dans toute la complexité de l’interface.

Natron plutôt qu’Adobe After Effects

Oui, je sais, je viens de parler de Fusion, mais Natron est un open source incroyable et français. Créé par l’Inria, le centre de recherche en informatique appliquée, Natron commence à faire parler de lui. Son interface est moderne, et fonctionne, comme les plus grands logiciels, avec des éditeurs de nœuds. Playback immédiat, rotoscoping, tracker, multitache, Natron a aussi été conçu pour ne pas exiger une plateforme de guerre : 3 GB de Ram et une carte graphique OpenGL1.5 suffisent pour se lancer dans les effets spéciaux !

DigiKam plutôt qu’Adobe Lightroom

Trouvé par hasard, Digikam dispose néanmoins d’une base utilisateurs solides, parce que le logiciels est vraiment bien construit et rempli parfaitement son rôle. Avec 1200 appareils photos supportés, presque tous les formats de fichiers raw sont pris en compte. La liste des fonctionnalités est impressionnante.

Blender plutôt qu’Adobe Fuse, Adobe Premiere, Adobe After Effects…

Oui, sans hésitation. Adobe n’a d’ailleurs que très récemment investi le champ de la création 3D. Ses dernières sorties sont louables, visant un graphiste 2D en quête de quelques effets 3D. Mais si j’avais un conseil à donner aux graphiste 2D, c’est de bien investir du temps dans la maîtrise de la 3D qui est en train de s’imposer partout. Blender est davantage un concurrent des logiciels Autodesk comme Maya ou 3DS Max. Cependant, il propose tellement de fonctionnalités qu’il va au-delà : Blender propose même un outil de montage vidéo complet, parfaitement intégré aux outils 3D. Motion design, effets spéciaux, animation de personnages, tout est possible. Blender propose même un moteur de jeu vidéo !

Alors qu’attendez-vous ? Switchons !

Voilà, pour être transparent, j’utilise encore Adobe et sa suite. Mais après avoir installé tous ces logiciels et parce que je m’impose de les utiliser le plus régulièrement possible, je commence vraiment à me poser la question d’un abandon total de la suite Adobe. La suite Microsoft ne manque plus…

Qu’allez-vous faire vous-même ? Je sais que se pose notamment la question de l’outil référence quand on se fait embaucher quelque part et qu’un maîtrise même imparfaite de Photoshop est plus appréciée qu’une expertise totale de The Gimp… Mais au long court ? Que ce soit en temps qu’auto-entrepreneur, freelance, ou acheteur dans une agence, quel intérêt avons-nous à payer pour des logiciels dont l’équivalent gratuit existe par ailleurs ?

Si Blackmagic design offre ses logiciels, c’est que le deal marketing est intéressant pour eux. Autant en profiter… Et si votre éthique vous conduit progressivement vers la philosophie de l’Open Source, pourquoi ne pas franchir le pas ?

N’aurions-nous pas plus intérêt à consacrer du temps (aide à la traduction des interfaces, rédactions de documentation, tutoriels, programmation,…) à la communauté de l’open source plutôt que rester des consommateurs pris au piège d’un marketing redoutable ?