En juillet 2010, Amazon annonçait avoir vendu plus d’ebooks que de livres brochés.

En janvier 2011, le même libraire annonce vendre plus de livres numériques que de livres de poche ! 6 mois plus tard, la part de marché de tous les supports-papier confondus est inférieure à la part de marché des ebooks ! La convergence des produits éditoriaux avec les supports techniques n’est donc plus une conjecture d’experts en chambre, mais une réalité marchande, avec de vrais lecteurs, dont le comportement aura finalement changé en très peu de temps, à peine 5 ans depuis le premier lecteur sérieux d’eBook…

Toujours en mai 2010, Apple annonce vendre plus d’iPad que d’ordinateur Mac : 200 000 contre 110 000. Une spécificité d’Apple ? Non, une tendance lourde que vient confirmer la chute des ventes de PC de 3,2 % au premier trimestre 2011 alors que le marché de la tablette s’enflamme : 54 millions d’unités en 2011 selon une étude de Gartner Group, alors qu’il est vraisemblable que les constructeurs de PC renâclent encore à se lancer sérieusement dans la fabrication de tablettes, pour préserver le marché PC.

La tablette n’est plus d’ici à quelques mois un truc de «geek». D’ailleurs, une récente étude anglaise montre l’évolution du comportement des utilisateurs de tablettes : 35 % d’entre eux en moyenne abandonnent carrément l’usage de leur PC portable pour ne plus utiliser que leur tablette ! Vrais consommateurs d’informations, 87 % des utilisateurs d’iPad, ont une utilisation quotidienne de leur joujou tactile. À 75 % pour surfer sur le Net, et même 13 % pour travailler…

Les tablettes sont la matérialisation de la convergence du contenu et de la technologie. Elles permettent un autre rapport à l’information (ludique, commerciale ou sérieuse) et remettent à l’honneur la forme la plus utilisée pour acquérir un contenu ou un savoir aujourd’hui : le magazine. En effet, 51% des utilisateurs d’iPad ont déjà consulté des magazines numériques (e-mag ou i-mag, selon qu’on les voit électroniques ou interactifs) et 77% d’entre eux préfèrent la version numérique à la version papier !

Quoi de plus logique ? La version numérique du magazine papier apporte interactivité, implication par rapport au contenu, vidéo et son, et par conséquent, si le magazine est bien conçu, beaucoup plus de plaisir et de facilité de compréhension et de mémorisation que le support papier.

Les marques ont par ailleurs un joli créneau à investir maintenant : si la pub TV ou papier ne fait plus recettes, 84% des utilisateurs d’iPad sont prêts à télécharger une application de marque sous réserve qu’elle soit gratuite.

Le contenu est désormais un axe stratégique de business, reste à inventer des formes vraiment interactives. Créateurs, à vos neurones !