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Les 3 meilleurs éditeurs de texte offline pour WordPress

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Comment choisir le meilleur éditeur de texte pour WordPress quand vous devez travailler tout en étant déconnecté d’Internet ? Je vais comparer trois logiciels : MarsEdit, Blogo et Desk. Pourquoi est-ce que je ne m’intéresse pas à d’autres éditeurs WordPress ? Par ce que j’ai sélectionné seulement ceux qui pouvaient fonctionner sur mon Mac. Adieu donc les logiciels sous Windows…De plus, ils doivent être non seulement agréables à utiliser, mais aussi très efficaces.  Blogo et Desk sont les deux nouveaux challengers de MarsEdit… Les autres logiciels sont trop vieux pour fonctionner de manière fluide avec les dernières versions de WordPress.

Disposer d’une version d’essai… Un must pour faire le bon choix !

Vous pouvez lire de nombreux billets, articles, regardez toutes sortes de vidéos sur YouTube. Le choix final viendra de vous. C’est vous qui savez ce dont vous avez besoin, c’est vous qui trouverez le chemin parmi tous les critères, et le bon outil sera celui qui s’adapte le mieux à vos besoins. À part Desk, MarsEdit et Blogo proposent des versions d’essais sur leur site Web. Ce sont des versions parfaitement fonctionnelles. D’ailleurs, ces versions d’essai sont automatiquement mises à jour comme s’il s’agissait de version payée ! Vous pouvez créer du texte et le sauver sans aucune limitation pendant 21 jours pour Blogo et 30 jours pour MarsEdit. J’ai dû acheter Desk pour pouvoir le tester, ce qu’un utilisateur lambda ne fera pas !

Critère #1 : outil dédié vs éditeur de texte à la Word

Tout d’abord, j’ai décidé d’utiliser un éditeur de texte hors ligne parce que mon site Wordpres n’est pas toujours accessible. Gandi est un excellent choix pour héberger mon site Web. Il propose globalement un excellent service d’hébergement. Toutefois, depuis quelques semaines, j’ai rencontré de nombreux problèmes pour pouvoir accéder à mon site pendant que j’éditai des billets.  J’ai perdu une grande partie d’un article que j’étais en train d’écrire, juste parce que la machine virtuelle qui héberge mon site n’était plus accessible entre deux mises à jour de mon travail ! Il m’est apparu que l’utilisation  d’éditeur de texte hors ligne pouvait être une solution pour éviter ce genre de déconvenue. J’aurais pu choisir d’écrire avec Word, LibreOffice. Cela aurait sans doute fonctionné en partie. Notamment, j’aurais pu utiliser Antidote pour corriger mes textes. Toutefois, cela peut poser bien des problèmes car vous risquez de copier des caractères cachés dans l’éditeur de WordPress, et alourdir ainsi votre page Web.

LibreOffice ne fonctionne peut-être pas de la même manière mais pour être honnête je n’étais pas prêt à réinstaller une suite bureautique complète juste pour éditer quelques textes.

BBEdit est un très bon éditeur de texte pur. Tout pourrait être fait avec lui. C’est souvent ce que je vais quand je suis hors ligne. Toutefois, une fois mon texte écrit, je dois le reprendre sous l’éditeur de WordPress pour éditer les titres, les gras, les italiques, les liens, l’insertion des images, etc., le tout à la main, comme au bon vieux temps, alors que d’autres logiciels permettent de faire cela avec une souris et quelques clics. Je n’ai pas acheté un Mac surpuissant pour l’utiliser comme un Minitel !

Résultat : les trois logiciels peuvent le faire !

Les trois logiciels retenus sont capables de se connecter à un site WordPress (auto hébergés ou non), rapatrier les données, lister les billets. Il ne vous reste plus qu’à éditer vos articles. Le logiciel Desk est le moins facile à utiliser parce qu’il n’est pas seulement dédié à WordPress.  C’est avant tout un éditeur de texte   » distraction-free « ,  son but étant d’éliminer de l’écran tous les éléments parasites qui pourraient vous perturber pendant que vous rédigez votre texte. Il peut être évidemment utilisé pour éditer des articles pour WordPress puisqu’il offre la possibilité de se connecter à ce CMS. Mais son ergonomie n’a pas été pensée pour que cela se déroule de manière fluide.

Blogo et MarsEdit sont au contraire conçus pour la rédaction de billets de blogues hors ligne. En particulier WordPress. C’est la raison pour laquelle ils sont de toute évidence beaucoup plus facile à utiliser pour ce type de tâches.

Critère #2 : plus qu’un éditeur de texte, un gestionnaire de contenu

Cela ne m’arrive pas tous les jours, mais il m’est parfois nécessaire de recharger un ancien billet pour mettre à jour une information ou corriger une faute de frappe signalée par l’un de mes lecteurs. C’est la raison pour laquelle le logiciel que je choisirai devrait être capable de recharger tous les billets de mon blogue, toutes les pages quel que soit leur statut. Je ne veux pas utiliser d’un côté un outil pour créer de nouveaux articles et de l’autre devoir ouvrir l’éditeur de WordPress pour modifier d’anciens articles.

Par ailleurs, je veux pouvoir aussi éditer toutes les métadonnées liées à un billet, comme les tags et les mots-clés pour les catégories, ou encore le statut d’un billet (brouillon, publié,…). L’outil devra pouvoir synchroniser toutes ces données sans que cela provoque des erreurs. Idéalement j’aimerais aussi pouvoir éditer des billets spécifiques (Custom Pots).  Idéalement encore, l’outil devrait être capable de charger des données issues de plug-ins tiers, comme par exemple Yoast SEO.

Resultat : MarsEdit est le plus stable

Blogo et Desk gèrent les billets mais aussi les catégories, les tags,…  Pour éditer un vieux billet avec Desk, vous devrez d’abord créer un nouveau document, puis seulement switcher à partir d’une liste sur la droite de l’écran, choisir votre blogue, et enfin éditer le billet en question ! Desk n’est clairement pas créé pour être un gestionnaire de contenu pour WordPress.

Blogo est bien meilleur pour gérer les anciens billets. Toutefois, la version que j’ai pu tester a beaucoup de bugs ! Ainsi, des conflits apparaissent. Vous ne pouvez pas charger le billet que vous voulez.

MarsEdit est le logiciel le plus efficace pour éditer les billets. Il donne par ailleurs accès à toutes sortes de métadonnées que WordPress propose. Vous pouvez même personnaliser vos propres champs (custom posts) !

Critère #3: Prévisualiser en mode wysiwyg.

Mêmes si je suis capable de vivre sans, l’outil devrait être capable de me présenter mon billet dans en prévisualisation parfaite, avec l’application de tous les styles CSS dépendant du thème que j’aurais choisi pour mon blogue. Je crois que cela est possible simplement en téléchargeant en mode brouillon (draft) mon article et en lançant une fenêtre dans laquelle se trouverait le navigateur (je suis peut-être trop optimiste…).

Resultat : Desk is plaisant à utiliser. Blogo est efficace. MarsEdit a besoin de s’améliorer.

Desk est un éditeur « Distraction-free ».  Il est très tendance, et il est très plaisant à utiliser.  La couleur de fond de l’éditeur est douce, et très agréable lorsqu’on écrit longtemps. Les choix typographiques sont aussi très bons. L’interlignage est bien vu.

Blogo essaye d’appartenir lui aussi à cette famille très tendance tout en essayant de proposer des outils d’édition sur l’écran. Le résultat est joli, et cela fonctionne !

MarsEdit a presque cinq ans de retard : la fenêtre d’édition de texte est tout simplement celle proposée par une fenêtre OS X standard. Bien sûr, il est possible de changer la police de caractère et le fond, mais vous n’atteindrez jamais le confort de lecture de Desk ou de Blogo. Ainsi, si vous agrandissez la police de caractère, vous ne modifiez pas pour autant l’interlignage. Si vous devez écrire un article très long, cela risque de ne pas être très agréable à regarder…

Par ailleurs, MarsEdit semble  copier et coller d’une fenêtre à une autre en utilisant l’HTML. J’ai par exemple utilisé un correcteur orthographique anglais qui s’appelle WhiteSmoke,  et j’ai obtenu des copiés collés chargés de codes HTML. J’ai réalisé les mêmes opérations avec Blogo je n’ai pas eu ces problèmes. C’est un point important : cette surcharge de code HTML qui contient du code CSS peut entrer en conflit avec vos propres feuilles de style. Heureusement, Blogo propose une fonction de nettoyage de tout code HTML, qui permet de retrouver du texte pur. MarsEdit propose bien une fonction de coller en texte seul mais elle n’est pas accessible via le correcteur orthographique WhiteSmoke.

Critère #4: synchroniser depuis iMac, MacBook et iPad.

D’accord, cela va vous sembler peut-être bizarre mais j’aime bien utiliser différentes machine selon l’heure qu’il est et l’endroit où je me trouve. Je peux commencer à écrire un billet sur mon Mac puis poursuivre ailleurs sur mon iPad, et finir sur mon MacBook. L’idéal, ce serait de trouver un logiciel qui permette l’installation sur plusieurs machines, et qui offre une version iOS pour l’iPad.

Resultat : Oui… et Non !

Les trois logiciels étant disponibles au travers de l’Apple Store, il est tout à fait possible de les installer sur différentes machines tant que le compte Apple utilisé est identique. Par contre, aucun des trois logiciels ne propose une version pour iPad. C’est bien dommage. En utilisant ces logiciels sur différentes machines, j’ai pu tester à fond leur capacité de synchronisation. Par ordre d’efficacité, MarsEdit est largement en tête. Viennent ensuite desk puis Blogo.

Critère #5 : un gestionnaire de médias

Une chose qui reste difficile à utiliser sur WordPress, même dans ses dernières versions, c’est les images et autres médias. L’ergonomie proposée exige toujours beaucoup de temps entre le téléchargement, l’édition et l’insertion de l’image.

L’idéal serait de pouvoir télécharger en tache de fond mes images depuis le logiciel pendant que je suis en train d’écrire. J’aimerais pouvoir aussi appliquer des effets simples de correction d’image, notamment changer la taille et recouper l’image si nécessaire.

Enfin, j’aimerais pouvoir lancer l’éditeur d’images de mon choix depuis l’application, faire quelques changements et poursuivre mon travail de manière transparente. Au logiciel choisi, je délègue le reste à savoir l’effacement de la version précédente de l’image, le téléchargement en tache de fond de la nouvelle version et la sauvegarde du tout.

Resultat : Blogo a tout compris mais n’est pas allé jusqu’au bout de son développement !

Concernant la gestion des images, les trois logiciels m’ont déçu. Ils permettent certes d’insérer une image dans le texte mais cela reste très primaire.

Desk propose une fonction de glisser déposer mais aucun menu ne propose d’importer une image. D’un simple clic, on peut retailler l’image. Cela s’arrête là.

MarsEdit permet l’insertion des images dans le texte également. Vous pouvez modifier la taille de l’image au moment de son importation. Mais c’est tout. En revanche, il vous propose de vous connecter à votre compte Flickr pour rapatrier des images ce qui peut être très utile.

Des trois logiciels, Blogo est celui qui va le plus loin. Vous pouvez importer une image, la retailler, définir rapidement un titre, la désigner comme une image vedette (featured). Vous pouvez également appliquer quatre effets, un peu comme ceux d’Instagram et gérer luminosité et contraster. Hélas… Hélas… vous ne verrez jamais votre image en temps réel insérée dans le texte ! Vous verrez à la place une icône grise affreuse. Quand vous cliquerez sur elle vous verrez un aperçu de l’image. Mais pourquoi ?!  Pourquoi avoir proposé des options d’insertion et de modification d’images aussi avancées et finir par un affichage aussi basique ? c’est hallucinant.

Aucun des trois logiciels ne vous permettra de lancer le gestionnaire d’images de WordPress. Ainsi, si vous voulez insérer une image que vous avez déjà téléchargée, cela sera impossible, et vous devrez reprendre votre article depuis l’éditeur de WordPress !

Critère #6: gestionnaire de commentaires, SVP !

La gestion des commentaires doit être intégrée dans l’outil que je choisirai. Les commentaires appartiennent à l’article : c’est la contribution de mes lecteurs. Je n’ai pas pour l’instant beaucoup de commentaires à gérer, mais cela sera vraiment très pratique de pouvoir les gérer depuis l’outil choisi. En effet, les commentaires signalent parfois des erreurs de frappe, il est donc logique de passer du commentaire à l’article de manière fluide. Si les commentaires ne sont pas gérés depuis l’outil, cela implique d’utiliser à la fois l’éditeur en mode hors ligne, et en même temps, de passer par le back office de WordPress pour gérer les commentaires ! Face à une telle situation, il est clair que l’outil d’édition hors ligne sera vite abandonné.

Resultat : Blogo gère parfaitement les commentaires.

Blogo est le seul logiciel à proposer la gestion des commentaires. Et il le fait parfaitement. C’est une fonctionnalité vraiment efficace. L’idéal serait juste de pouvoir recevoir une notification quand un nouveau commentaire attend une modération. A signaler : un petit bogue concernant l’apostrophe française qui s’affichent incorrectement dans l’éditeur de commentaires. Mis à part cela, Blogo peut vous faire gagner beaucoup de temps.

Critère #7: être connecté au web et « distraction-free » !

Oui, j’ai besoin des deux. J’ai à la fois besoin d’un éditeur débarrassé de toutes icônes au moment où j’écris des articles très longs, mais j’ai aussi besoin d’un éditeur capable de m’afficher toutes sortes d’icônes et de fonctionnalités si je suis en train d’écrire un article en m’appuyant sur toutes sortes de sources d’information que je peux trouver sur le Web.

Le mode plein écran doit offrir un minimum de fonctionnalités d’édition du texte notamment les gras, les italiques, les souligner, la hiérarchie des titres… sans que je sois obligé de revenir un affichage normal. Quand j’édite un texte qui se réfère à de nombreuses sources d’information, l’éditeur de texte choisi devrait me faciliter la vie pour collecter des données : avoir une fonctionnalité de copier coller parfaite, avoir la possibilité de glisser déposer des images, ou encore proposer la collecte d’URL de manière simple.

Resultat : C’est possible ! Surprise, le plus orienté distraction-free est le moins efficace !

Le point fort de Desk, selon son argumentaire commercial, c’est sa fonction plein écran et ses capacités à proposer une organisation de l’écran qui permette à l’écrivain de se focaliser sur son travail d’écriture. Eh bien, des trois logiciels, c’est celui qui affiche le moins efficacement le texte en plein écran : sur mon Mac 27 pouces, le texte prend toute la largeur de l’écran ! Tout travail d’édition devient impossible.

MarsEdit et Blogo s’en sortent parfaitement. Un point faible toutefois : vous ne pouvez pas régler vous-même la largeur de la colonne de texte en plein écran.

Concernant leur capacité à être connectés au Web, tous proposent des fonctions de copier-coller, de glisser-déposer. Tous proposent aussi leur solution pour faire une capture d’écran depuis l’éditeur, ou proposent un petit script qui permet de rapatrier et référencer du contenu du navigateur Web vers l’article en cours de rédaction.

Il est l’heure de faire mon choix…

Alors que j’écris ce billet, je suis aussi en train de tester ces trois applications : Blogo, MarsEdit, et Desk.

Je passe de l’une à l’autre, juste pour voir s’il n’y a pas des choses étranges qui se passent. Globalement, il y a peu de bogues.  A part en fonction copier-coller pour MarsEdit, ces logiciels n’insèrent pas de texte caché ou de caractère bizarre.

J’ai fait plusieurs fois une série de manipulations : ouvrir un article, modifier du texte, sauver le texte, ouvrir l’article avec un autre éditeur de texte, modifier l’article, sauver l’article, ouvrir depuis WordPress,…  Bonne nouvelle : le texte survit !

J’ai toutefois rencontré quelques problèmes de synchronisation avec Blogo.

Je vous propose à présent une grille de critères que j’ai élaborés pour comparer ces trois logiciels. Face à elle je reste toutefois embarrassé. Je pourrais lister encore plus de critères ! Je pourrais les réordonner. Je pourrais les commenter à l’infini. Mais je sais qu’en réalité, le meilleur logiciel sera celui qui fonctionne parfaitement !

Voici le tableau :

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Je dois vous expliquer comment j’ai finalement choisi mon logiciel d’édition hors ligne.

Au début de l’évaluation, j’ai été très impressionné par Desk. J’aime bien les logiciels tendances, à l’interface minimaliste, avec une gestion de la typographie élégante. Toutefois, la façon dont le logiciel est conçu  implique une ergonomie qui n’est pas favorable à une utilisation en temps que logiciel d’édition hors ligne pour WordPress. Je suis sûr que l’éditeur du logiciel Desk le sait. Desk est davantage un couteau suisse, qui propose toutes sortes de fonctionnalités de création de textes de type note, article, roman, etc. Mais il n’est pas dédié à WordPress.

Ensuite, j’ai décidé d’utiliser Blogo. Mais ses bogues de synchronisation étaient si importants que j’ai cessé l’évaluation.

Je suis passé à MarsEdit. C’est un vrai plaisir. Quand vous avez l’habitude de WordPress, quand vous écrivez pour publier sur WordPress, vous pourrez constater que MarsEdit épouse la philosophie de WordPress.

Cependant, il reste deux problèmes importants.

Premièrement, le copier-coller depuis certaines applications. Je ne veux pas savoir qui est coupable. Il n’en demeure pas moins que cette insertion de code HTML caché pose un vrai problème. C’est une gestion du texte inacceptable pour un logiciel dont la spécialité et le traitement de texte.

Deuxièmement, la partie édition de texte en tant que tel est trop simpliste et n’offre pas assez de lisibilité. Le noir et blanc, trop fortement contrasté, l’absence totale de gestion de l’interlignage, tout cela est trop fatigant pour les yeux lorsque vous êtes amenés à écrire de longs textes. La fonction plein écran de WordPress proposée en back office et même meilleure !

Finalement, je choisirais Blogo. Sans doute parce qu’il propose une fenêtre d’édition de texte très propre, reposante pour les yeux.

Cependant, je ne t’utiliserais pas maintenant à cause de sa fonction de synchronisation qui n’est pas opérationnelle à 100 %.

J’ai ainsi rencontré un véritable plantage alors que j’éditais cet article. J’ai lancé une synchronisation avec WordPress, et le logiciel s’est bloqué. J’ai perdu une bonne dizaine de lignes de rédaction.

Et voilà ! Voilà un bien long long article, juste pour vous dire que je n’utiliserai pas encore ce type de logiciel.

Dans le futur, j’utiliserai sans doute Blogo, mais uniquement lorsque je ne posséderai aucune connexion à Internet. Son mode de synchronisation un peu bogué ne devrait pas poser trop de difficulté.

Je garderai l’œil grand ouvert sur ces trois logiciels car, vu le dynamisme des équipes de développement, vu leur réactivité, je suis certain que tous les problèmes rencontrés seront réglés au fur et à mesure des prochaines versions.

Dans cette attente, je continuerai à utiliser BBEdit…

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e-learning Wordpress

WordPress e-learning : une révolution pour la formation en ligne ?

L’e-learning est en pleine expansion depuis quatre ans. Avec l’émergence des Mooc (massive open online course), le sujet devient même brûlant. Des sociétés se sont spécialisées dans la création sur-mesure de plateforme de formation en ligne, soit en proposant des développements sur mesure, soit en s’appuyant sur des projets open source, comme par exemple Chamillo.

En parallèle, WordPress, qui n’était à l’origine qu’un simple éditeur de blogs, est devenu un CMS très versatile, capable de s’adapter à de nombreux projets : magazines, réseaux communautaires, e-commerce, … les solutions pour transformer WordPress en plateformes spécialisées sont légions. Il est donc logique que l’e-learning se soit accroché à WordPress et que des jeunes éditeurs de logiciels se soient lancés dans la bataille.

Les avantages de WordPress e-learning sur les solutions traditionnelles

Un coût de mise en œuvre imbattable

La mise en place d’une plateforme WordPress e-learning représente une part marginale d’un projet de communication. Le logiciel open source est gratuit, le coût d’hébergement mensuel représente une poignée d’euros et les connaissances techniques sont réduites.

Le design ergonomique et graphique de la plateforme est du même acabit. Inutile, dans un premier temps, de faire intervenir un designer, qui aura du mal à suivre un projet qui se définit en même temps qu’il se fabrique… C’est en effet sur ce point qu’il faut insister : le gain d’argent est moins au niveau de la mise en œuvre technique et graphique que des principes de production. Une plateforme WordPress n’a guère besoin de cahier des charges : elle se fabrique et se modifie en temps réel, selon les besoins, les tests et les idées nouvelles de son créateur. Le délais de mise en œuvre est de l’ordre d’un jour. Le réglage de la plateforme s’effectue tout au long de sa vie ! Google, YouTube, Facebook ont su faire passer l’idée que le logiciel est en constant changement et qu’il n’existe pas de version définitive. Il en va désormais ainsi pour tout projet Worpress. On sait le jour où il nait, il n’aura sa forme définitive que lorsqu’il sera… arrêté.

L’adaptation à une plateforme existante

C’est en ce sens qu’exploiter WordPress pour réaliser une plateforme LMS est très intéressant. On peut ainsi rapidement démarrer le projet, en même temps que les formations s’écrivent, que les quizz s’écrivent. On y ajoute du contenu dès qu’il est disponible. On fera évoluer les fonctionnalités en même temps que les formateurs imagineront de nouvelles interactions mais aussi que les étudiants livreront leur premier retour sur l’usage réel qu’ils font de la plateforme.

Le plugin LMS de WordPress peut donc s’installer sur une plateforme existante : un magazine, un site d’école, le site intranet d’une entreprise, un site destiné à des partenaires, tout est envisageable. L’installation de la fonction de formation ne remettra pas forcément en cause l’existant, au contraire elle viendra l’enrichir.

L’évolutivité d’un projet WordPress e-learning

Le projet, vous l’avez compris, va évoluer tout au long de sa vie, selon les usages, et selon aussi les nouveautés techniques. Il est ainsi possible d’ajouter à un système LMS WordPress de nouveaux plugins, qui vont décupler l’intérêt de la plateforme. Par exemple, lorsque les bases sont réalisées (de bons cours, de bons quizz) il est possible de « gamifier » le contenu, de le rendre ludique et divertissant. Des plugins dédiés existent et ont été conçus pour fonctionner parfaitement avec les plugins LMS de WordPress.

L’autonomie possible vis à vis du prestataire

Une fois le projet lancé, il n’est pas nécessaire de dépendre éternellement du prestataire. Une équipe restreinte, mais bien formée, peut tout à fait prendre en charge l’animation de la plateforme et son évolutivité. Le prestataire peut intervenir ponctuellement, ou bien des prestataires avec des expertises différentes.

De quoi sont faits les moteurs LMS de WordPress ?

Testez, c’est mieux que l’avis des autres …

En premier lieu, je ferais une remarque : vu le prix de chaque plugin, et dans la mesure où vous placez votre projet dans un contexte professionnel, je vous recommande d’acheter tous les plugins listés ici pour vous faire votre propre idée et surtout les tester avec votre site existant. Votre investissement sera de l’ordre de 500€ au maximum, ce qui n’est même pas le coût journalier d’un consultant. Même si vous faites ensuite appel à un expert, comme moi ;-), vous aurez au moins une opinion réaliste du projet et nous pourrons mettre l’accélérateur sur les aspects plus complexes !

 Les grandes fonctionnalités des plugin LMS WordPress

1/ Module de création et de gestion des cours

On y fait la distinction entre le cours et les leçons qui le composent. La leçon est une catégorie de contenus. La leçon est l’équivalent d’un billet spécifique. Chaque leçon peut donc proposer du texte, des images, des vidéos, des animations HTML5, bref tout ce que l’éditeur de contenu de WordPress peut classiquement ingérer et présenter.

2/ Module de création et de gestion des quizz

Le quizz est la méthode d’évaluation la plus utilisée. Le module permet de créer des quizz, de les associer à un cours ou à une leçon. Selon les plugins LMS, le moteur de quizz est plus ou moins sophistiqué et permet de créer des questions de nature différente : question à choix multiples, questions à trous, association d’items, etc…

Les réponses sont valuées : le module permet donc d’attribuer des notes et de valider ou non le passage à un niveau supérieur de l’élève.

3/ Module d’inscription et de gestion des élèves

Le module gère l’inscription, l’acceptation de l’inscription puis mémorise le parcours de l’élève : les leçons suivies, les quizz réalisés, etc. La plupart des plugins s’appuient sur la fonction interne de WordPress de gestion des abonnés.

4/ Module analytics

Il permet au formateur de suivre les progrès des élèves, individuellement. Il permet de valider la formation et d’attribuer des certificats de participation, ou des diplômes.

5/ Backoffice

Le backoffice s’intègre en général dans celui de WordPress. On retrouve donc rapidement ses marques car l’ergonomie est celle du CMS.

6/ Paiement

Certains plugins gèrent en interne l’achat de la formation. Il suffit d’attribuer un prix, d’associer un niveau utilisateur et de déclarer une passerelle de paiement. Toutes les passerelles américaines sont prises en compte, Paypal au premier chef. Les passerelles des banques françaises sont évidemment absentes, les établissements français ayant encore peu compris Internet autrement que comme un espace dangereux de piratage ;-). Toutefois, certains développeurs indépendants proposent des passerelles, comme pour le CIC par exemple.

Les compétiteurs : peu nombreux mais très efficaces !

Sensei de LMS de Woo Themes, 129$

Woo Themes, très réputés pour leur solution d’eCommerce propose un plugin est construit de façon simple mais robuste. Il propose la création de leçons, associées à des cours et à des quizz. Un système d’évaluation et de récompense (certificats) complète le tout. L’analytics permet de suivre les progrès des élèves.

La force de Sensei tient dans sa parfaite adéquation avec l’ensemble de l’offre de Woo Themes. Il serait absurde d’acheter le thème visuel du projet ailleurs, et le plugin d’eCommerce chez un tiers. Sensei a été conçu en ce sens et Woo Themes propose même des thèmes imaginés pour des plateformes de LMS. S’équiper entièrement chez le même éditeur minimise grandement les risques d’incompatibilité entre les plugins et le thème, qui risquent de poser toutes sortes de problèmes (visuels, techniques, mises à jour, etc…).

source : http://www.woothemes.com/products/sensei/

WpCourseware, de 67$ à 137$

Développé par deux associés, très actifs, le plugin connaît pour l’instant des évolutions fréquentes. Son installation est assez transparente et son fonctionnement avec les plugins tiers ne rencontrent que peu de problèmes.

Le prix comprend notamment un support et des mises à jour à vie du plugin, ce qui est intéressant. Il faut en profiter car si le plugin poursuit sur sa lancée, les deux fondateurs seront obligés de revoir cet avantage rapidement pour financer le support et viabiliser leur entreprise.

L’un des aspects important est la possibilité de réaliser des imports / exports de la totalité des données. Il y a aussi depuis peu un système de drag and drop pour organiser les modules et les leçons.

source : http://wpcourseware.com

LearnDash, de 79$ à 99$

Micro-structure, Learndash est sans aucun doute le plugin WordPress le plus conscient des problématiques d’e-learning. Il suffit de surfer sur le blog de la société pour constater que les préoccupations sont avant tout celles de tout concepteur de formation, avant d’être des problématiques liées à WordPress.

Le système de quizz de Learndash est très évolué et permet de très nombreuses formes de questions et de système de réponses. Le quizz peut aussi servir à bâtir des sondages.

L’interfaçage avec un template est par contre parfois difficile car de nombreux aspects visuels de présentation ne sont pas dissocier du reste du code, il faut donc intervenir en surchargeant la CSS et le jeu des devinettes pour comprendre les conflits entre feuilles de style est parfois fastidieux.

La réactivité du support est importante. Malgré le décalage horaire, il est souvent possible d’obtenir des réponses du créateur dans la journée, soit via le forum dédié, soit via email.

LearnDash s’intègre enfin avec des plugin tiers de LMS qui gère le successeur de ScormTin Can API. C’est un gros avantage, car il est possible avec cela d’intégrer la plateforme dans un système de formation en ligne plus vaste.

source : http://www.learndash.com

WPLMS – Learning Management System – 60$

C’est un produit un peu hybride, que l’on attendait depuis presque un an. A la différence des trois autres concurrents, il n’est pas constitué d’un plugin, auquel il faut adjoindre des thèmes, des plugins tiers, etc. WPLMS est une solution clé en main, très bien pensée, très calibrée et presque sans aucun bug. Le design, légèrement modifiable, est très soigné.

Ses avantages sont nombreux : l’installation du plugin/thème construit tout en une fois et propose ainsi un plateforme directement opérationnelle. Seuls sont à réaliser les réglages liés au principe de fonctionnement de votre projet, et l’insertion des cours et des quizz. Si les cours sont prêts, WPLMS permet de mettre en place un site complet à 100% dédié à la formation, à l’accueil et à la gestion des élèves et à la vente des formation en deux mois. Qui dit mieux ?

Voir le thème

 Et maintenant ? lancez-vous !

Franchement, avec une telle solution technique entre les mains, la problématique essentielle est concentrée sur la création du contenu de la formation, des quizz et puis de la promotion de la plateforme. Que vous souhaitiez proposer des cours de guitare, former un pool de commerciaux à de nouveaux produits, éduquer vos partenaires aux bons usages de vos produits, transmettre les valeurs, les méthodes de travail à vos collaborateurs, ou créer une plateforme d’e-learning pour des milliers d’utilisateurs, toutes ces solutions sont à même de remplir ces missions !

Vous connaissez d’autres outils WordPress ? Vous voulez plus de précision ou discuter d’un point particulier ? Les commentaires sont ouverts !

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Wordpress

Pourquoi créer un site web avec WordPress ?

WordPress, au fur et à mesure de ses évolutions, simplifie la vie de ses utilisateurs. D’un simple de jeu de formulaires permettant l’insertion d’articles, il est désormais possible de gérer entièrement la mise en page du site par simples clics, et d’augmenter les fonctionnalités par l’installation de nouvelles extensions. Fini le temps des codeurs ?

Peut-on imaginer réaliser des plateformes professionnelles en utilisant WordPress à des coûts raisonnablement bas et en visant une haute performance ? La réponse est oui.

Peut-on imaginer déporter l’essentiel d’un budget de production d’un site web vers la production de contenus, plutôt que vers le poste technique, sans que cela soit au détriment de la qualité ? La réponse est encore oui.

Peut-on imaginer supprimer le poste et le budget techniques au profit des postes marketing et communication ? La réponse est toujours oui.

WordPress, un progiciel centré sur l’évolution

Pourquoi et comment ? D’abord parce que la structure technique de WordPress vise l’expansion et la personnalisation.

L’expansion permet de doter WordPress de fonctionnalités que le cœur du produit ne propose pas, au travers des extensions (plugins). La personnalisation est possible par le biais de thèmes, qui simplifient considérablement la création de pages.

Plus de 41 000 extensions

La plateforme WordPress dispose de plus de 41 000 extensions ou plugins. Une extension est un bloc de code informatique structuré, conçu pour ajouter une fonctionnalité à l’application dans laquelle il s’insère.
Les extensions répondent à des besoins extrêmement variés. Certains résolvent des manquent simples (par exemple, souscrire à une newsletter hébergée par Mailchimp) et d’autres permettent d’aller dans la complexité, comme la création d’une plateforme d’e-commerce ou d’e-learning.
Aujourd’hui, on peut affirmer que tout besoin spécifique peut être comblé, via l’ajout d’une ou plusieurs extensions. Il est donc inutile de faire appel à un développeur pour développer du code spécifique.

Plus de 20 000 thèmes, parfois très puissants

On estime par ailleurs que la plateforme WordPress compte plus de 20 000 thèmes personnalisables. Un thème WordPress est à la base l’ensemble des éléments qui permettent de personnaliser la mise en page visuelle d’une plateforme web. Au fil des ans, la notion de thème s’est doublement étendue.

D’une part, la plupart des thèmes proposent maintenant des fonctionnalités, qu’ils réalisent via des extensions qui lui sont liés. Un thème devient un progiciel.
D’autre part, un thème peut être associé à une extension dédiée à la mise en page. Cela s’appelle des composers (l’un des plus connus est Visual Composer). WordPress est alors doté d’un véritable outil de PAO et les possibilités de mise en écran sont infinies.

Une évolution logicielle logique

Cette situation n’a rien de révolutionnaire : elle suit la courbe de vie de nombreux logiciels.

Par exemple, les premiers traitements de textes performants impliquaient que l’on sache coder, à tout le moins baliser un texte, après avoir lu une documentation fournie. Je pense notamment à Latex, qui continue d’ailleurs d’avoir ses adeptes.

Il en est de même dans la création d’application mobile. Maîtriser les arcanes d’un langage de programmation était une nécessité absolue il y a dix ans. Désormais, de très nombreux logiciels sur le marché permettent à des non techniciens, non programmeurs, de créer des applications tout à fait performantes. Citons par exemple GameSalad.

Une tendance globale de l’informatique

On est passé de la programmation de procédures la programmation objet, dans l’esprit de créer du code réutilisable. Ce principe économique garantit la robustesse du code, qui doit respecter des règles de fonctionnement pour être utilisé dans des contextes différents.

Des marketplaces dédiées et mondialisées

On a délocalisé les grands centres de production informatique vers l’Inde, l’Asie, certains pays de l’Est et du Magreb, et on a démontré ainsi que la valeur ajouté du code s’est amoindrie (on paie moins le producteur parce que son savoir-faire s’est banalisé). En retour, la communauté WordPress s’est élargie et mondialisée, avec des experts reconnus dans ces contrées, qui utilisent les places de marché en ligne (marketplace) pour vendre à des prix ultra concurrentiels.

De nombreuses marketplaces ont vu le jour, l’une des plus connues étant Envato, qui propose des milliers de thèmes et d’extensions pour WordPress. Les marketplaces jouent un rôle de garantie qualitative, et permettent d’identifier les produits intéressants (elle valorise les produits les plus vendus et fait émerger des produits rares).

Mondialisées, elles permettent à des micro entreprises, parfois constituées d’un seul membre, de créer puis vendre des solutions répondant à des besoins spécifiques. La concurrence générée par les marketplaces affaissent les prix de vente et dynamise la créativité et la qualité : les développeurs vendant via ces centres ont bien compris que ce n’est plus le lieu, la marque, ou la taille qui garantit le best-seller. C’est le bouche-à-oreille, les articles de blogs et surtout la satisfaction client exprimée sur les pages mêmes de ces produits.

Un site sur quatre tourne sous WordPress

De cette dynamique à la fois économique et technologique, il résulte un écosystème très actif autour de WordPress. Un site sur quatre tournant désormais avec le moteur de WordPress, les extensions, les thèmes graphiques personnalisables, se dénombrent en dizaine voir en centaine de milliers.

Un environnement Open Source hyperactif

L’Open Source permet en outre de rassembler une communauté performante et active. La moindre faille de sécurité est corrigée en 24 heures et les systèmes de mise à jour automatisée font le reste.
Par ailleurs, le coût d’acquisition de la technologie est réduit à zéro. Il est parfaitement envisageable de créer un site web professionnel sans investir un seul euro dans la production informatique. On fera surtout appel à des experts, capables d’identifier les besoins et de trouver les extensions et les thèmes nécessaires au projet.

De cette situation est donc né un concept : WordPress Sans Code.

Le principe est de mettre en place une plateforme WordPress, sans faire appel à de la programmation spécifique. WordPress Sans Code permet ainsi de déployer des plateformes polyvalentes ou très spécifiques. Citons par exemple :

  • un site web
  • un e-commerce complet
  • un plateforme d’e-learning
  • un réseau social publique ou privé
  • un annuaire spécialisé
  • un portefolio
  • un site d’e-marketing connecté aux réseaux sociaux
  • un espace de veille
  • un magazine interactif
  • un site de forum
  • tout cela à la fois…
  • bien d’autres choses !

Bref, la liste est infinie ! Pour créer ces projets, il faut développer une nouvelle approche, basée sur une connaissance pointue de l’écosystème de WordPress, par une pratique et une veille constante, pour identifier les thèmes et les extensions qui vont constituer les briques logicielles de la plateforme.

Quid des performances et de la sécurité ?

On entend principalement deux arguments en défaveur de cette approche.

Cela alourdirait le site. L’idée est la suivante : puisque l’on fait appel à des extensions ou des thèmes qui ne sont pas taillés sur mesure, les briques logicielles logicielles ne sont pas optimisées. Donc la plateforme tournerait moins vite.

Cela pourrait générer des failles de sécurité. Plus on ajoute des briques logicielles, plus on ajoute du code, non vérifié, donc potentiellement sensible à des attaques.

On peut apporter plusieurs réponses rassurantes (ou pas…).

D’abord un développeur qui construit un code maison ne donne, dans le principe, pas plus d’assurance qu’un développeur externe sur la performance et la sécurité de son code. C’est une question d’excellence, de bonne formation du code, du respect des normes de la profession. Rien ne démontre qu’un développeur maison soit meilleur qu’un développeur externe. Tous ces arguments peuvent donc facilement se retourner.

Au contraire même, car un développeur fournisseur de briques logicielles se confronte à des centaines, voir des centaines de milliers de clients qui exigent de lui la fourniture d’un code irréprochable. La solution repose surtout sur le fait de choisir des extensions éprouvées, en qualifiant ses choix par des critères divers comme la performance comparée de l’extension, la base client du développeur, l’étude de sa documentation et des forums produits, etc… Cette liste n’étant pas limitative.

Par ailleurs, la sécurisation des extensions et de la plateforme est gérable et mesurable. Il existe des outils pour expertiser le code, et la sécurisation repose aussi différents principes simples :

  • un serveur sécurisé, dans un environnement surveillé
  • la sélection d’extensions reconnues et largement éprouvées sur un grand nombre de sites
  • l’utilisation d’extensions de protection de type Wordfence
  • la capacité du ou des développeurs à corriger l’extension en cas de faille.

Sur ce dernier point, il est facile de constater qu’une communauté Open Source, aussi grande que celle de WordPress, a des capacités inouïes pour identifier les failles et les résoudre rapidement. Enfin, ne pas développer du code pour sa propre plateforme WordPress ne signifie pas qu’il faut se passer de tout expert et faire tout soi-même.

Des gains de production sensibles

WordPress Sans Code est une démarche qui offre de nombreux avantages tout en ne restreignant pas les possibilités d’un projet digital. C’est un excellent moyen pour démarrer un business sur Internet, maîtriser sa communication digitale, ou lancer un projet de startup.

Vitesse de production

C’est souvent une priorité : tout doit aller vite. WordPress Sans Code permet la mise en place d’une plateforme digitale très rapidement, pourvu que les contenus soient prêts ! C’est en effet une démarche qui inverse les processus de création. Jusqu’alors, on pense d’abord technique, rubricage, fonctionnalités, mise en place technique, c’est-à-dire contenant. Ici, le contenu est rapidement prêt, et c’est sur lui que l’on doit porter tout son effort. La construction de la plateforme exige une disponibilité du contenu, car, préfabriquée, elle se structure définitivement une fois la production des textes, des images, et des autres médias réalisée.

Souplesse et agilité

Comme WordPress Sans Code fonctionne à l’image d’un vaste Lego digital, il est possible de changer, modifier ou ajouter des briques au fil de la construction. Cela permet une démarche créative basée sur l’itération, une caractéristique des projets agiles et souvent réussi. Pas question ici de dire qu’il est impossible de modifier quoi que ce soit, WordPress Sans Code allie souplesse et évolutivité.

Une autre configuration budgétaire

Les enjeux n’étant plus techniques, WordPress Sans Code permet de concentrer son budget sur le contenu, qui est l’élément le plus attendu des visiteurs d’un site. On passe ainsi d’une production de code à une production de contenus où les enjeux ne sont plus techniques mais éditoriaux. La technique retrouve sa juste place.

Evolutivité

Chaque jour, de nouveaux concepts, de nouveaux services voient le jour. WordPress Sans Code, parce qu’il est bâti sur la notion d’extensions, permet d’intégrer très rapidement toute nouveauté, que cela soit une fonctionnalité de fond (par exemple e-commerce) ou un gimmick techno (par exemple un nouveau réseau social).
Cette évolutivité permet de rester proche de son audience en lui proposant des services et des fonctionnalités liés à ce qu’elle a l’habitude d’utiliser. Comme cela est construit dans une logique de brique technique, il est possible d’ajouter, ou de remplacer n’importe quel service par un autre à tout moment.

Vers de nouveaux métiers

Est-ce la fin des développeurs ? Absolument pas, au contraire, on a totalement besoin d’eux ! C’est seulement une autre façon de créer et de produire du code. Plutôt que d’être dédié à un projet unique, le code doit désormais s’adapter et fonctionner sur une infinité de plateformes, et s’interconnecter avec les briques logicielles développées par des tiers. Le développeur travaille au sein d’une structure dédiée à la fabrication d’extensions et de services pour les concepteurs de plateformes digitales.

WordPress Sans Code replace le concepteur marketing et éditorial au cœur des enjeux. L’approche étant centrée sur le contenu, celui-ci doit être pensé de façon approfondie et stratégique.

Enfin, il faut des experts de WordPress Sans Code, capables d’associer des extensions, des thèmes, des médias, des services entre eux, et à même de garantir le bon fonctionnement de l’ensemble. Cela requiert des compétences de veille, de lab (au sens d’expérimentation) et d’expériences projets. Sa connaissance technique lui permet de suivre les évolutions technologiques et de valider ses choix d’extensions, et sa pratique de la communication lui permet de mettre en œuvre une plateforme adaptée aux contenus que le responsable éditorial et marketing souhaite mettre en scène.