Catégories
e-learning Wordpress

Grands changements pour Make de TheThemeFoundry


Dans une annonce par email, TheThemeFoundry annonce une évolution de leur thème WordPress de référence Make, avec notamment :

  • Sticky Headers, pour par exemple disposer d’une barre de navigation fixe
  • Héritage des paramètres du thème parent vers le thème enfant
  • Barre de personnalisation optimisée
  • Layout page par page
  • Meilleure gestion de l’emplacement du logo
  • Intégration de typekits

Par ailleurs, le site de présentation a été entièrement refondu. Un coup de boost attendu pour un thème efficace mais visuellement usé. On a hâte de voir les changements…

Catégories
ressources

Qu’est-ce qu’une vidéo interactive et quel logiciel gratuit pour en créer ?


Le contenu vidéo est le plus regardé et le plus attirant sur les réseaux sociaux, les sites web…
Pour autant, la vidéo a de nombreuses limites.

Elle impose une durée : le fait que les consommateurs ne consacrent que peu de temps à chaque marque a provoqué l’apparition de vidéos de plus en plus brève, et donc de moins en moins signifiantes. Notamment, la rhétorique est de moins en moins utilisée au profit d’un contenu émotionnel, qui ne permet pas de valoriser tous les aspects d’une offre.

Elle impose une linéarité : elle a un début, une fin, un scénario et propose une logique. Elle risque de ne pas être correctement vue et reçue si l’utilisateur n’a pas le temps ou s’il n’adhère pas au scénario proposé.

Elle est souvent figée dans son style et son expression. Comme il faut en produire beaucoup, l’industrialisation et leur format imposent un style et un ton toujours identique, dans des genres clairement identifiés (corporate, buzz, storytelling, commercial). Or, plus un contenu est stéréotypé, moins il est pertinent et fort.

Elle se donne à voir, alors que l’internaute aujourd’hui veut lui-même s’approprier l’information et aller puiser les éléments d’information dont il a besoin, et seulement ceux-ci. Autrement dit, la passivité contemplative qu’elle impose n’est pas compatible avec l’activité et l’interactivité réclamée par l’internaute.

Une solution : la vidéo interactive !

C’est une vidéo cliquable. Les clics interrompent le déroulement linéaire de l’information, et permettent au spectateur de devenir l’acteur de sa propre information.

Elle laisse l’internaute aller directement vers les éléments d’informations qui l’intéressent. La vidéo interactive propose davantage de contenus que l’internaute peut en voir en 3 minutes, mais elle maximise et optimise le temps qu’il consacre à la marque en lui donnant la possibilité de récolter le contenu qui l’intéresse et seulement celui-ci.

Briser la linéarité du contenu en permettant à l’utilisateur de naviguer vers n’importe quelle séquence vidéo.

Proposer des scénarios interactifs, prenant en compte la dimension interactive et ses implications. Un nouveau genre est à créer, un storytelling interactif est à imaginer. La langue de bois imposée par la vidéo industrielle peut être contournée.

Interactive, elle devient ludique, et favorise la concentration de l’utilisateur à l’égard du contenu. Sa capacité à mémoriser les messages est accrue.

Fonctionnement général d’une vidéo interactive

La création de vidéo interactive est basée sur des modules. Ce sont des contenants préprogrammés dédiés à l’affichae de :

  • Texte synchronisé au déroulé ;
  • Images ou galerie d’images ;
  • Vidéo secondaire ;
  • Carte interactive ;
  • Quiz…

modulesVideoInteractive

Elle communique avec d’autres logiciels (analytics).

Elle exploite des technologies standard (HTML5, javascript…).

Une solution technique Open Source : H5P.org

H5P

URL : Http://H5P.org

A l’origine du projet : une société européenne norvégienne, Joubel à l’origine du portail de ressources pédagogiques le plus important de Norvège.

Son but : «créer des expériences en ligne plus riches», en donnant la possibilité de créer, partager et réutiliser du contenu interactif.

C’est un outil auteur qui n’implique pas de connaissances techniques et qui est compatible avec toutes sortes de plateformes digitales. Il est clairement conçu à destination des créateurs de contenus et non des techniciens.

C’est enfin un projet Open Source : gratuit certes, mais tout le monde peut aussi contribuer (technique, doc, traduction…).
La version française est finalisée à 90%.

H5P et HTML5 pour une compatibilité maximale

H5P exploite des technologies ouvertes, et standards : HTML5, javascript qui sont les deux technologies utilisées pour afficher des pages web.

Tout le contenu est créé à partir du standard HTML5. C’est la dernière version majeure de l’HTML (hypertext markup language), qui est un format de données pour représenter les pages web. C’est le format le plus compatible sur Internet à ce jour :

  • compris par les principaux navigateurs web : Chrome, Opera, Firefox, Edge, Safari.
  • disponible sur OSX Mac, PC Windows, PC Linux, Smartphone, tablette Apple iOS et Android.

Les « trois-en-un » de H5P

Créer : des outils pour produire des contenus en associant des images, des sons, des textes, et des vidéos pour les rendre interactifs.

Diffuser : donner accès au contenu ainsi créé sous forme de «package» (paquet) transportable et intégrable sur toutes sortes de plateformes : Moodle, Drupal, WordPress, n’importe quel site Web, sous forme d’application mobile…

Partager : dans l’esprit communautaire et des réseaux sociaux, les contenus peuvent être téléchargeables, modifiables, et intégrables à distance. Ces options sont évidemment paramétrables.


Frametrail.org, moins mature mais très puissant

Screenshot-2018-4-13-http-prototypefund-frametrail-org

URL : https://frametrail.org/

La création s’opère depuis le navigateur Web, comme H5P, il permet de superposer à la vidéo :

  • textes,
  • images,
  • cartes interactives

Frametrail permet surtout de créer des documents basés sur le temps (time-based documents) pour créer des vidéos annotées, des Mooc, des web documentaires, des reportages interactifs.

Frametrail est financé par le ministère de l’Education et de la Recherche allemand.


Odyssey, création d’histoires interactives

Screenshot-2018-4-13-Odyssey-js

URL: http://cartodb.github.io/odyssey.js/

Odyssey est un open source dédié à la création d’histoires interactives.

Il fonctionne à l’aide d’une API (un ensemble de fonctionnalités préprogrammées) Javascript, compatible avec la plupart des navigateurs.

Très récent, il permet d’ajouter :

  • des cartes interactives
  • des textes
  • des vidéos et des sons

La vidéo interactive est un des éléments de son dispositif mais il est plutôt tourné vers la création de documents interactifs.


Quelques idées d’applications

Dans les prochains articles, j’aborderai la spécificité de ces différents contennus :

  • Histoire interactive
  • Présentation corporate ou produit
  • Rapport annuel interactif
  • Démonstration de logiciel, produit, service
  • Questionnaire / Quiz
  • E-Commerce vidéo
  • Documents interactifs

N’hésitez pas à commenter, partager et suggérez des outils gratuits complémentaires !

Catégories
ressources VR & VR180

Publier ses vr180 sur Veer.tv

Les appareils photos et vidéos stéréoscopiques font leur apparition cette année. Le premier appareil grand public vraiment intéressant, après test, est le Lenovo Mirage. Seul hic, le format vr.jpg, recommandé par Google, n’est pas le standard le plus répandu pour publier ses œuvres sur différentes plateformes. Le vr.jpg permet une diffusion instantanée sur YouTube et Google Photos, mais pas ailleurs.

Avec l’aide du groupe Veer VR Creator Community, et de PharHelian Down, j’ai pu publier mes clichés sur Veer de manière correcte.

Je retranscris ici la méthode de conversion de vr.jpg produit par le Lenovo Mirage, vers un format SBS180 (stockage des images en pile horizontale) ou AB (sauvegarde des images en pile verticale).

Etape 1- Conversion du format VR.JPG en PNG Side By Side, SBS 180.

  • Téléchargez le convertisseur réalisé par Andreas Pollack et déposé sur Github.
  • Extrayez l’exécutable PC Windows de l’archive Zip et la stocker dans votre dossier application, ou ailleurs, cela n’a pas d’importance.
  • Par précaution, dupliquez votre dossier source (par exemple vr180Src) contenant vos vr.jpg.
  • Créez un second dossier de destination (par exemple « VRDest »).
  • Lancez le bloc-notes de Windows et copiez cette ligne de code.

VRConvert.exe "Chemin-dossier-source" "chemin-dossier-destination" -new -format:SBS180
pause

  • Sauvez ce fichier avec une extension .bat, par exemple « conversion180.bat ». Veillez à ne pas nommer le fichier « conversion180.bat.txt » sinon l’extension finale « .txt » empêchera le bon fonctionnement du script DOS.
  • Sauvez ce script à la racine du dossier dans lequel vous avez sauvegardé l’exécutable VRConvert.exe.
  • Double-cliquez sur le script et le travail de conversion est lancé.

Vous disposez alors d’un dossier contenant des images PNG stéréoscopiques dites SBS (« Side By Side »).

Etape 2 – Conversion au format Above/Below (« Dessus/dessous »)

  • Téléchargez le logiciel StereophotoMaker.
  • Extrayez l’archive et sauvegardez-la selon vos habitudes de travail.
  • Allez dans Fichier / Multiconversion.
    image01
  • Un Panneau de configuration s’ouvre :
    Conversion-VR180
  • Réglez le format d’entrée (1) sur « Side-by-side »
  • Réglez le format de sortie (2) sur « Above/Below ». Si vous choisissez « Side-by-Side » pour publier sur Veer, pensez à (3) sélectionner « Swap Left-Right » pour inverser l’image œil droit avec l’image œil gauche.
  • Sélectionnez (4) un dossier de destination (« Output Folder ») : par exemple, nommez-le « VR180AB ».
  • Cliquez sur convertir tous les fichiers (« Convert All Files »)

La conversion d’un fichier prend presque 30 secondes sur mon PC. Soyez donc patient.

Ensuite, vous disposez de fichiers compatibles avec les principales plateformes VR disponibles sur le Net.

Catégories
ressources VR & VR180

How to use John Carmack Video VR player

John Carmack, the mythical developer, now working for Oculus, gave to the community a VR video player dedicated to play original ZCAM K1 video files. The aim of this project is to measure how bad your video pipeline is by looking at the source and comparing with what you’ve done to the video quality after cropping, compressing, and so on…

Here’s the way to use it for non developer creators.

install adb

Go to Google Android website and download the ADB software. For Mac user, install HomeBrew, a complete unix environment that helps user to manage the installation of Unix / Linux software.

Open Terminal and type:

ruby -e "$(curl -fsSL https://raw.githubusercontent.com/Homebrew/install/master/install)"

Install Adb from HomeBrew

brew cask install android-platform-tools

You can test your install by typing

adb help

Now, from your smartphone, connect to your Oculus Go through bluetooth, and go to parameters. Activate the developer mode, otherwise you’ll never get access to your Oculus.

Install the player in Oculus Go

First, connect the Oculus Go to a USB port and in the terminal window type:

adb devices

You should see your Oculus listed by its ID. If a « unauthorized » word appears, then put your Oculus Go and give permission.

You may have to redo the USB connection and the adb devices command. You may also have to restart your Oculus, unplug the USB, retry…

Now, in the terminal type

adb install

and drag and drop on the Terminal window the apk file that you’ve downloaded here.

You should see something like

adb install /path/path/leftright-release.apk

Then press return and the apk file should be install.

Install the video files

Rename the first video files from the K1 as « right.mov » (the one that gets in the name 000 and the other file « left.mov ». Note : if you recorded your scene upside down, left is right and right is left…

I thought I had to use the Android File Transfer App to copy the file but I could not find the sdcard John Carmack is talking about. I’ve made some Google search to discover that the sdcard folder is in the /mnt/sdcard path. This path can not be reach by the Android File Transfer App. You have to use ADB again.

So, to copy the file, type in the Terminal window :

adb push

then drag and drop the first video file. You should get something like :

adb push /Volumes/G-RAID/__VR/_VR180/201809091501/ZCAM0035_1214/right.MOV

add a space and type :

/mnt/sdcard

The line should look like :

adb push /Volumes/G-RAID/__VR/_VR180/201809091501/ZCAM0035_1214/right.MOV /mnt/sdcard

Press return and the file will be uploaded. Repeat the process for the second video file and you’ve done the job !

I’ve look to my rush with this method, and I must confess it is very interesting to look at the original files. I could see the strands of hair of the actor, that I’ve never seen in my compressed, tweaked movie.

Catégories
video VR & VR180

Trix, T-Rex en 3D et VR180 : à vos casques !

Je viens de terminer une vidéo pour ma chaine YouTube Pas Bête Le Net sur Trix, un magnifique squelette de T-Rex exposé jusqu’au 4 novembre 2018 au Museum National d’Histoire Naturelle de Paris. C’est l’occasion d’interviewer Florent Goussard, paléontologue du Museum, pour en savoir plus sur cet animal hors du commun.

La vidéo a été tournée en 3D VR180°. Nouveau procédé de filmage, largement promu par Facebook et YouTube, la 3D VR180 permet de visionner un film en stéréoscopie sur 180°.

A l’aide d’un casque de réalité virtuelle, les plus simples suffisent, le spectateur se trouve ainsi immergé au plus près de Trix et de Florent Goussard, véritable guide personnel. La vidéo reste disponible et totalement lisible pour les spectateurs sans casque.

La vidéo existe sous deux formes :

  • un 10 minutes pour découvrir Trix sur tous les angles ;
  • un 25 minutes, pour les passionnés et les enseignants.

Deux bonus sont à paraître sur le métier de paléontologue et la définition d’un fossile.

La vidéo est publié sur YouTube, Facebook, Veer, SamsungVR afin de maximiser son audience.

Accès à la vidéo VR180

Facebook : http://bit.ly/2zQkG6H

YouTube : https://bit.ly/2zQrfpT

Veer : http://bit.ly/2QoMUuK

SamsungVR : http://bit.ly/2O0Sff7

Visuel : http://bit.ly/2O4UGNN

Catégories
ressources

resources for AR creation

resources for AR creation

Here’s an updated list of resources to make AR content.

Catégories
e-learning Wordpress

Guru, thème WordPress LMS e-learning

Guru est une solution clef en main, concurrent direct de WPLMS, pour réaliser une plateforme LMS.

Ses points forts sont :

  • l’intégration du plugin de LMS Sensei de WooThemes
  • l’intégration du plugin de e-commerce Woocommerce de WooThemes
  • l’intégration du plugin Event Calendar Pro
  • la compatibilité WPML
  • la gestion des abonnements au site ou au cours
  • la gestion de quizz et un système de grading
  • les mega menus

Côté design, le flat design est encore une fois la base du thème. Personnellement, je le trouve un plus flat que design, mais c’est une affaire de goût. Il est aussi un peu trop aéré et produit du coup des pages assez blanches, et implique beaucoup de scroll pour l’utilisateur. Cela dit, les fonctionnalités proposées sont telles qu’il est tout à fait possible de passer outre, voire de régler soi-même cela via modification légère du CSS.

Guru s’appuie sur l’ensemble des outils logiciels de Woothemes pour proposer un ensemble original et cohérent. La partie LMS est gérée par le plugin Sensei de Woothemes qui est parfaitement fonctionnelle et professionnelle quoique moins poussée que LearnDash ou WPCourseware. (Pour plus de détails, voir mon article précédent). Le plugin gère ainsi les cours, les lessons et les quizz associés, ainsi que l’enregistrement des utilisateurs. Le plugin WooCommerce se charge de la commercialisation des cours. Inutile de préciser que la compatibilité entre les deux modules est totale. C’est l’avantage indéniable de faire appel à des outils élaborés par la même équipe de développeurs.
Designthemes a ajouté l’intégration d’Event Calendar Pro, un plugin surarmé pour gérer, programmer et vendre des événements (sessions de cours, par exemple).

Ces trois plugins réunis offrent ainsi un thème tout à fait intéressant et puissant. Comme c’est le positionnement du thème, on peut raisonnablement penser que les développeurs suivront les évolutions de Sensei et de Woocommerce pour adapter le thème. A l’inverse, le fait que les parties LMS et eCommerce soient gérées par WooThemes et non par le développeur du thème sécurise votre projet : si le thème n’était plus suivi, l’essentiel du site resterait viable, et d’autres thèmes pourraient convenir.

Point faible du positionnement : le coût global. Car au prix du thème, il faut ajouter le prix de Sensei d’environ 129 $ et le prix d’event Calendar dans sa version pro à 65 $, sans compter le module eCommerce possibles (par exemple un gateway adapté à votre banque, par exemple pour le CIC à 129 €).

Catégories
ressources Wordpress

Les 3 meilleurs éditeurs de texte offline pour WordPress

[English version is available here]

Comment choisir le meilleur éditeur de texte pour WordPress quand vous devez travailler tout en étant déconnecté d’Internet ? Je vais comparer trois logiciels : MarsEdit, Blogo et Desk. Pourquoi est-ce que je ne m’intéresse pas à d’autres éditeurs WordPress ? Par ce que j’ai sélectionné seulement ceux qui pouvaient fonctionner sur mon Mac. Adieu donc les logiciels sous Windows…De plus, ils doivent être non seulement agréables à utiliser, mais aussi très efficaces.  Blogo et Desk sont les deux nouveaux challengers de MarsEdit… Les autres logiciels sont trop vieux pour fonctionner de manière fluide avec les dernières versions de WordPress.

Disposer d’une version d’essai… Un must pour faire le bon choix !

Vous pouvez lire de nombreux billets, articles, regardez toutes sortes de vidéos sur YouTube. Le choix final viendra de vous. C’est vous qui savez ce dont vous avez besoin, c’est vous qui trouverez le chemin parmi tous les critères, et le bon outil sera celui qui s’adapte le mieux à vos besoins. À part Desk, MarsEdit et Blogo proposent des versions d’essais sur leur site Web. Ce sont des versions parfaitement fonctionnelles. D’ailleurs, ces versions d’essai sont automatiquement mises à jour comme s’il s’agissait de version payée ! Vous pouvez créer du texte et le sauver sans aucune limitation pendant 21 jours pour Blogo et 30 jours pour MarsEdit. J’ai dû acheter Desk pour pouvoir le tester, ce qu’un utilisateur lambda ne fera pas !

Critère #1 : outil dédié vs éditeur de texte à la Word

Tout d’abord, j’ai décidé d’utiliser un éditeur de texte hors ligne parce que mon site Wordpres n’est pas toujours accessible. Gandi est un excellent choix pour héberger mon site Web. Il propose globalement un excellent service d’hébergement. Toutefois, depuis quelques semaines, j’ai rencontré de nombreux problèmes pour pouvoir accéder à mon site pendant que j’éditai des billets.  J’ai perdu une grande partie d’un article que j’étais en train d’écrire, juste parce que la machine virtuelle qui héberge mon site n’était plus accessible entre deux mises à jour de mon travail ! Il m’est apparu que l’utilisation  d’éditeur de texte hors ligne pouvait être une solution pour éviter ce genre de déconvenue. J’aurais pu choisir d’écrire avec Word, LibreOffice. Cela aurait sans doute fonctionné en partie. Notamment, j’aurais pu utiliser Antidote pour corriger mes textes. Toutefois, cela peut poser bien des problèmes car vous risquez de copier des caractères cachés dans l’éditeur de WordPress, et alourdir ainsi votre page Web.

LibreOffice ne fonctionne peut-être pas de la même manière mais pour être honnête je n’étais pas prêt à réinstaller une suite bureautique complète juste pour éditer quelques textes.

BBEdit est un très bon éditeur de texte pur. Tout pourrait être fait avec lui. C’est souvent ce que je vais quand je suis hors ligne. Toutefois, une fois mon texte écrit, je dois le reprendre sous l’éditeur de WordPress pour éditer les titres, les gras, les italiques, les liens, l’insertion des images, etc., le tout à la main, comme au bon vieux temps, alors que d’autres logiciels permettent de faire cela avec une souris et quelques clics. Je n’ai pas acheté un Mac surpuissant pour l’utiliser comme un Minitel !

Résultat : les trois logiciels peuvent le faire !

Les trois logiciels retenus sont capables de se connecter à un site WordPress (auto hébergés ou non), rapatrier les données, lister les billets. Il ne vous reste plus qu’à éditer vos articles. Le logiciel Desk est le moins facile à utiliser parce qu’il n’est pas seulement dédié à WordPress.  C’est avant tout un éditeur de texte   » distraction-free « ,  son but étant d’éliminer de l’écran tous les éléments parasites qui pourraient vous perturber pendant que vous rédigez votre texte. Il peut être évidemment utilisé pour éditer des articles pour WordPress puisqu’il offre la possibilité de se connecter à ce CMS. Mais son ergonomie n’a pas été pensée pour que cela se déroule de manière fluide.

Blogo et MarsEdit sont au contraire conçus pour la rédaction de billets de blogues hors ligne. En particulier WordPress. C’est la raison pour laquelle ils sont de toute évidence beaucoup plus facile à utiliser pour ce type de tâches.

Critère #2 : plus qu’un éditeur de texte, un gestionnaire de contenu

Cela ne m’arrive pas tous les jours, mais il m’est parfois nécessaire de recharger un ancien billet pour mettre à jour une information ou corriger une faute de frappe signalée par l’un de mes lecteurs. C’est la raison pour laquelle le logiciel que je choisirai devrait être capable de recharger tous les billets de mon blogue, toutes les pages quel que soit leur statut. Je ne veux pas utiliser d’un côté un outil pour créer de nouveaux articles et de l’autre devoir ouvrir l’éditeur de WordPress pour modifier d’anciens articles.

Par ailleurs, je veux pouvoir aussi éditer toutes les métadonnées liées à un billet, comme les tags et les mots-clés pour les catégories, ou encore le statut d’un billet (brouillon, publié,…). L’outil devra pouvoir synchroniser toutes ces données sans que cela provoque des erreurs. Idéalement j’aimerais aussi pouvoir éditer des billets spécifiques (Custom Pots).  Idéalement encore, l’outil devrait être capable de charger des données issues de plug-ins tiers, comme par exemple Yoast SEO.

Resultat : MarsEdit est le plus stable

Blogo et Desk gèrent les billets mais aussi les catégories, les tags,…  Pour éditer un vieux billet avec Desk, vous devrez d’abord créer un nouveau document, puis seulement switcher à partir d’une liste sur la droite de l’écran, choisir votre blogue, et enfin éditer le billet en question ! Desk n’est clairement pas créé pour être un gestionnaire de contenu pour WordPress.

Blogo est bien meilleur pour gérer les anciens billets. Toutefois, la version que j’ai pu tester a beaucoup de bugs ! Ainsi, des conflits apparaissent. Vous ne pouvez pas charger le billet que vous voulez.

MarsEdit est le logiciel le plus efficace pour éditer les billets. Il donne par ailleurs accès à toutes sortes de métadonnées que WordPress propose. Vous pouvez même personnaliser vos propres champs (custom posts) !

Critère #3: Prévisualiser en mode wysiwyg.

Mêmes si je suis capable de vivre sans, l’outil devrait être capable de me présenter mon billet dans en prévisualisation parfaite, avec l’application de tous les styles CSS dépendant du thème que j’aurais choisi pour mon blogue. Je crois que cela est possible simplement en téléchargeant en mode brouillon (draft) mon article et en lançant une fenêtre dans laquelle se trouverait le navigateur (je suis peut-être trop optimiste…).

Resultat : Desk is plaisant à utiliser. Blogo est efficace. MarsEdit a besoin de s’améliorer.

Desk est un éditeur « Distraction-free ».  Il est très tendance, et il est très plaisant à utiliser.  La couleur de fond de l’éditeur est douce, et très agréable lorsqu’on écrit longtemps. Les choix typographiques sont aussi très bons. L’interlignage est bien vu.

Blogo essaye d’appartenir lui aussi à cette famille très tendance tout en essayant de proposer des outils d’édition sur l’écran. Le résultat est joli, et cela fonctionne !

MarsEdit a presque cinq ans de retard : la fenêtre d’édition de texte est tout simplement celle proposée par une fenêtre OS X standard. Bien sûr, il est possible de changer la police de caractère et le fond, mais vous n’atteindrez jamais le confort de lecture de Desk ou de Blogo. Ainsi, si vous agrandissez la police de caractère, vous ne modifiez pas pour autant l’interlignage. Si vous devez écrire un article très long, cela risque de ne pas être très agréable à regarder…

Par ailleurs, MarsEdit semble  copier et coller d’une fenêtre à une autre en utilisant l’HTML. J’ai par exemple utilisé un correcteur orthographique anglais qui s’appelle WhiteSmoke,  et j’ai obtenu des copiés collés chargés de codes HTML. J’ai réalisé les mêmes opérations avec Blogo je n’ai pas eu ces problèmes. C’est un point important : cette surcharge de code HTML qui contient du code CSS peut entrer en conflit avec vos propres feuilles de style. Heureusement, Blogo propose une fonction de nettoyage de tout code HTML, qui permet de retrouver du texte pur. MarsEdit propose bien une fonction de coller en texte seul mais elle n’est pas accessible via le correcteur orthographique WhiteSmoke.

Critère #4: synchroniser depuis iMac, MacBook et iPad.

D’accord, cela va vous sembler peut-être bizarre mais j’aime bien utiliser différentes machine selon l’heure qu’il est et l’endroit où je me trouve. Je peux commencer à écrire un billet sur mon Mac puis poursuivre ailleurs sur mon iPad, et finir sur mon MacBook. L’idéal, ce serait de trouver un logiciel qui permette l’installation sur plusieurs machines, et qui offre une version iOS pour l’iPad.

Resultat : Oui… et Non !

Les trois logiciels étant disponibles au travers de l’Apple Store, il est tout à fait possible de les installer sur différentes machines tant que le compte Apple utilisé est identique. Par contre, aucun des trois logiciels ne propose une version pour iPad. C’est bien dommage. En utilisant ces logiciels sur différentes machines, j’ai pu tester à fond leur capacité de synchronisation. Par ordre d’efficacité, MarsEdit est largement en tête. Viennent ensuite desk puis Blogo.

Critère #5 : un gestionnaire de médias

Une chose qui reste difficile à utiliser sur WordPress, même dans ses dernières versions, c’est les images et autres médias. L’ergonomie proposée exige toujours beaucoup de temps entre le téléchargement, l’édition et l’insertion de l’image.

L’idéal serait de pouvoir télécharger en tache de fond mes images depuis le logiciel pendant que je suis en train d’écrire. J’aimerais pouvoir aussi appliquer des effets simples de correction d’image, notamment changer la taille et recouper l’image si nécessaire.

Enfin, j’aimerais pouvoir lancer l’éditeur d’images de mon choix depuis l’application, faire quelques changements et poursuivre mon travail de manière transparente. Au logiciel choisi, je délègue le reste à savoir l’effacement de la version précédente de l’image, le téléchargement en tache de fond de la nouvelle version et la sauvegarde du tout.

Resultat : Blogo a tout compris mais n’est pas allé jusqu’au bout de son développement !

Concernant la gestion des images, les trois logiciels m’ont déçu. Ils permettent certes d’insérer une image dans le texte mais cela reste très primaire.

Desk propose une fonction de glisser déposer mais aucun menu ne propose d’importer une image. D’un simple clic, on peut retailler l’image. Cela s’arrête là.

MarsEdit permet l’insertion des images dans le texte également. Vous pouvez modifier la taille de l’image au moment de son importation. Mais c’est tout. En revanche, il vous propose de vous connecter à votre compte Flickr pour rapatrier des images ce qui peut être très utile.

Des trois logiciels, Blogo est celui qui va le plus loin. Vous pouvez importer une image, la retailler, définir rapidement un titre, la désigner comme une image vedette (featured). Vous pouvez également appliquer quatre effets, un peu comme ceux d’Instagram et gérer luminosité et contraster. Hélas… Hélas… vous ne verrez jamais votre image en temps réel insérée dans le texte ! Vous verrez à la place une icône grise affreuse. Quand vous cliquerez sur elle vous verrez un aperçu de l’image. Mais pourquoi ?!  Pourquoi avoir proposé des options d’insertion et de modification d’images aussi avancées et finir par un affichage aussi basique ? c’est hallucinant.

Aucun des trois logiciels ne vous permettra de lancer le gestionnaire d’images de WordPress. Ainsi, si vous voulez insérer une image que vous avez déjà téléchargée, cela sera impossible, et vous devrez reprendre votre article depuis l’éditeur de WordPress !

Critère #6: gestionnaire de commentaires, SVP !

La gestion des commentaires doit être intégrée dans l’outil que je choisirai. Les commentaires appartiennent à l’article : c’est la contribution de mes lecteurs. Je n’ai pas pour l’instant beaucoup de commentaires à gérer, mais cela sera vraiment très pratique de pouvoir les gérer depuis l’outil choisi. En effet, les commentaires signalent parfois des erreurs de frappe, il est donc logique de passer du commentaire à l’article de manière fluide. Si les commentaires ne sont pas gérés depuis l’outil, cela implique d’utiliser à la fois l’éditeur en mode hors ligne, et en même temps, de passer par le back office de WordPress pour gérer les commentaires ! Face à une telle situation, il est clair que l’outil d’édition hors ligne sera vite abandonné.

Resultat : Blogo gère parfaitement les commentaires.

Blogo est le seul logiciel à proposer la gestion des commentaires. Et il le fait parfaitement. C’est une fonctionnalité vraiment efficace. L’idéal serait juste de pouvoir recevoir une notification quand un nouveau commentaire attend une modération. A signaler : un petit bogue concernant l’apostrophe française qui s’affichent incorrectement dans l’éditeur de commentaires. Mis à part cela, Blogo peut vous faire gagner beaucoup de temps.

Critère #7: être connecté au web et « distraction-free » !

Oui, j’ai besoin des deux. J’ai à la fois besoin d’un éditeur débarrassé de toutes icônes au moment où j’écris des articles très longs, mais j’ai aussi besoin d’un éditeur capable de m’afficher toutes sortes d’icônes et de fonctionnalités si je suis en train d’écrire un article en m’appuyant sur toutes sortes de sources d’information que je peux trouver sur le Web.

Le mode plein écran doit offrir un minimum de fonctionnalités d’édition du texte notamment les gras, les italiques, les souligner, la hiérarchie des titres… sans que je sois obligé de revenir un affichage normal. Quand j’édite un texte qui se réfère à de nombreuses sources d’information, l’éditeur de texte choisi devrait me faciliter la vie pour collecter des données : avoir une fonctionnalité de copier coller parfaite, avoir la possibilité de glisser déposer des images, ou encore proposer la collecte d’URL de manière simple.

Resultat : C’est possible ! Surprise, le plus orienté distraction-free est le moins efficace !

Le point fort de Desk, selon son argumentaire commercial, c’est sa fonction plein écran et ses capacités à proposer une organisation de l’écran qui permette à l’écrivain de se focaliser sur son travail d’écriture. Eh bien, des trois logiciels, c’est celui qui affiche le moins efficacement le texte en plein écran : sur mon Mac 27 pouces, le texte prend toute la largeur de l’écran ! Tout travail d’édition devient impossible.

MarsEdit et Blogo s’en sortent parfaitement. Un point faible toutefois : vous ne pouvez pas régler vous-même la largeur de la colonne de texte en plein écran.

Concernant leur capacité à être connectés au Web, tous proposent des fonctions de copier-coller, de glisser-déposer. Tous proposent aussi leur solution pour faire une capture d’écran depuis l’éditeur, ou proposent un petit script qui permet de rapatrier et référencer du contenu du navigateur Web vers l’article en cours de rédaction.

Il est l’heure de faire mon choix…

Alors que j’écris ce billet, je suis aussi en train de tester ces trois applications : Blogo, MarsEdit, et Desk.

Je passe de l’une à l’autre, juste pour voir s’il n’y a pas des choses étranges qui se passent. Globalement, il y a peu de bogues.  A part en fonction copier-coller pour MarsEdit, ces logiciels n’insèrent pas de texte caché ou de caractère bizarre.

J’ai fait plusieurs fois une série de manipulations : ouvrir un article, modifier du texte, sauver le texte, ouvrir l’article avec un autre éditeur de texte, modifier l’article, sauver l’article, ouvrir depuis WordPress,…  Bonne nouvelle : le texte survit !

J’ai toutefois rencontré quelques problèmes de synchronisation avec Blogo.

Je vous propose à présent une grille de critères que j’ai élaborés pour comparer ces trois logiciels. Face à elle je reste toutefois embarrassé. Je pourrais lister encore plus de critères ! Je pourrais les réordonner. Je pourrais les commenter à l’infini. Mais je sais qu’en réalité, le meilleur logiciel sera celui qui fonctionne parfaitement !

Voici le tableau :

[gdwpm id= »14gnXD20YgQi1JGO__9CXQlXaZxJxyCK8ZWYHAwLXd0c » w= »100% » h= »700″]

Je dois vous expliquer comment j’ai finalement choisi mon logiciel d’édition hors ligne.

Au début de l’évaluation, j’ai été très impressionné par Desk. J’aime bien les logiciels tendances, à l’interface minimaliste, avec une gestion de la typographie élégante. Toutefois, la façon dont le logiciel est conçu  implique une ergonomie qui n’est pas favorable à une utilisation en temps que logiciel d’édition hors ligne pour WordPress. Je suis sûr que l’éditeur du logiciel Desk le sait. Desk est davantage un couteau suisse, qui propose toutes sortes de fonctionnalités de création de textes de type note, article, roman, etc. Mais il n’est pas dédié à WordPress.

Ensuite, j’ai décidé d’utiliser Blogo. Mais ses bogues de synchronisation étaient si importants que j’ai cessé l’évaluation.

Je suis passé à MarsEdit. C’est un vrai plaisir. Quand vous avez l’habitude de WordPress, quand vous écrivez pour publier sur WordPress, vous pourrez constater que MarsEdit épouse la philosophie de WordPress.

Cependant, il reste deux problèmes importants.

Premièrement, le copier-coller depuis certaines applications. Je ne veux pas savoir qui est coupable. Il n’en demeure pas moins que cette insertion de code HTML caché pose un vrai problème. C’est une gestion du texte inacceptable pour un logiciel dont la spécialité et le traitement de texte.

Deuxièmement, la partie édition de texte en tant que tel est trop simpliste et n’offre pas assez de lisibilité. Le noir et blanc, trop fortement contrasté, l’absence totale de gestion de l’interlignage, tout cela est trop fatigant pour les yeux lorsque vous êtes amenés à écrire de longs textes. La fonction plein écran de WordPress proposée en back office et même meilleure !

Finalement, je choisirais Blogo. Sans doute parce qu’il propose une fenêtre d’édition de texte très propre, reposante pour les yeux.

Cependant, je ne t’utiliserais pas maintenant à cause de sa fonction de synchronisation qui n’est pas opérationnelle à 100 %.

J’ai ainsi rencontré un véritable plantage alors que j’éditais cet article. J’ai lancé une synchronisation avec WordPress, et le logiciel s’est bloqué. J’ai perdu une bonne dizaine de lignes de rédaction.

Et voilà ! Voilà un bien long long article, juste pour vous dire que je n’utiliserai pas encore ce type de logiciel.

Dans le futur, j’utiliserai sans doute Blogo, mais uniquement lorsque je ne posséderai aucune connexion à Internet. Son mode de synchronisation un peu bogué ne devrait pas poser trop de difficulté.

Je garderai l’œil grand ouvert sur ces trois logiciels car, vu le dynamisme des équipes de développement, vu leur réactivité, je suis certain que tous les problèmes rencontrés seront réglés au fur et à mesure des prochaines versions.

Dans cette attente, je continuerai à utiliser BBEdit…

Catégories
Non classé

Chatbot: Facebook Messenger 2.3 poursuit sa mue


layout: post
title: ‘Chatbot: Facebook Messenger 2.3 poursuit sa mue’
date: ‘2018-02-28 11:23:08’
tags:

  • chatbot
  • facebook
  • messenger

Messenger est l’application de chat la plus utilisée avec Whatsapp (voir ces statistiques ici). Facebook poursuit l’intégration de nouvelles fonctions facilitant le déploiement de robots conversationnels. La version 2.3 sortie ce jour intéresse particulièrement les entreprises, car elle a pour but de simplifier la conversation avec les clients.

Affichage automatique des coordonnées du visiteur.

Lorsque l’utilisateur doit fournir son adresse email ou son numéro de téléphone, il est toujours fastidieux pour lui de l’indiquer, alors que ces données ne doivent pas être source d’erreurs. Elles permettent par exemple de valider une commande. Le robot conversationnel peut aller puiser ces informations directement dans le profil de l’utilisateur et les afficher sous forme de « quick replies », c’est-à-dire de boutons cliquables. La confidentialité reste totale, car l’entreprise gestionnaire du chatbot ne peut accéder à ces informations tant que l’utilisateur n’a pas cliqué sur le bouton correspondant. L’information reste entre Facebook et l’utilisateur tant que la validation n’a pas eu lieu.

Personnalisation simplifiée de l’extension Web du chatbot Messenger.

Le chatbot Messenger peut être intégré à un site Web depuis quelques mois. L’outil d’intégration a été simplifié et avec des possibilités de personnalisation complémentaire :

  • Notamment, un utilisateur qui aura entamé une discussion au travers de la version Web de Messenger sera prévenu par les notifications Facebook habituelles lorsque le chatbot apportera un complément de réponse. C’est un excellent moyen de renforcer la relation avec l’utilisateur en proposant des échanges asynchrones, qui sont courants dans l’usage des messageries : il arrive souvent qu’une conversation s’égrène sur plusieurs jours selon les disponibilités des locuteurs.
  • L’intégration d’un menu permanent est désormais activée : un menu dans un chatbot permet à l’utilisateur d’accélérer les échanges en orientant le chatbot sur des thématiques précises et sans devoir entamer des séquences de dialogues, parfois fastidieuses.
  • La compatibilité avec Internet Explorer est améliorée, ce qui était un attendu, car de nombreux utilisateurs professionnels n’ont toujours pas le choix de leur navigateur dans le cadre de leur activité professionnelle.

La reprise en main d’une conversation par un opérateur humain est simplifiée.

C’est une évolution qui va dans le sens d’un meilleur partage des tâches entre le chatbot, qui gère les messages simples et récurrents, et l’opérateur humain qui apporte sa valeur ajoutée.

De nouveaux messages possibles au-delà des 24 heures.

La politique de Facebook interdit à un chatbot un délai de réponse au-delà de 24 heures après la question d’un utilisateur (il peut le faire une fois exceptionnellement). C’est un système qui bloque les opérations de spam potentielles. Cela avait toutefois des effets néfastes sur la relation client, car il peut arriver qu’une question nécessite plus de 24 heures pour être résolue. Facebook ajoute donc une nouvelle typologie de messages :

  • Les alertes communautaires : lorsqu’il s’agit de messages d’urgence et de sécurité.
  • Les rappels d’événements : si une personne est inscrite à un événement, le chatbot peut maintenant lui envoyer un rappel quelques heures avant.
  • Des messages non promotionnels liés à l’abonnement au chatbot : cela existait, mais les conditions ont été encore modifiées : Facebook est soucieux de ne pas ouvrir une brèche vers le spam. Les concepteurs de logiciels doivent donc justifier l’emploi de cette fonctionnalité : il existe un risque de fermeture du chatbot en cas de non-respect de la politique d’usage.
  • La résolution d’une question : le chatbot peut signaler à un client que sa demande connait une solution (commande finalisée, SAV terminé…).

Ces évolutions, sans être des révolutions, améliorent les conditions de dialogues entre le chatbot et ses utilisateurs. Plus la conversation se déroule rapidement et simplement, plus elle est jugée positivement par l’utilisateur.

Pour tout projet ou étude de chatbot, n’hésitez pas à me contacter au 06 16 33 18 10 ou par email à f@semiopole.com.

Catégories
video

YouTube: 4000 abonnés, 1er bilan d’une expérience

Pourquoi lancer une chaine YouTube personnelle ?

Ça y est : ma chaine YouTube PasBêteLeNet a passé les 4000 abonnés.

C’était le chiffre magique que je m’étais fixé pour faire un bilan d’une chaine créée le 31 mars 2014, soit presque quatre ans d’existence. Sincèrement, je ne savais pas en combien de temps cette limite serait franchie.

Pourquoi avoir créé cette chaine ? Par curiosité, défi et volonté d’apprendre.

Par curiosité, parce que je voulais à la fois me placer dans la peau d’un créateur YouTube et mieux comprendre l’écosystème YouTube en en faisant partie.

Par défi, parce que je n’avais jamais « fait le show ». Comme beaucoup d’entre nous, je n’ai jamais aimé ni me voir ni m’entendre en vidéo. Saurais-je franchir cette barrière ?

Par volonté d’apprendre, à la fois la vie du YouTubeur, mais aussi la relation qu’il entretient avec YouTube et ses outils.

Créer sa chaine YouTube : sur quoi ?

Restait à trouver un thème pour ma chaine. Difficile, car je suis plutôt un généraliste passionné par tout ce qu’il découvre. Par ailleurs, mon premier objectif était surtout d’observer le YouTubing de l’intérieur… Je l’ai appelé PasBêteLeNet : je voulais publier des vidéos instructives et amusantes. J’ai observé un peu les autres YouTubeurs et puis j’ai installé ma caméra, mon micro, quelques lampes et même un écran vert.

J’ai tourné autour de différents sujets : techno, artistique, politique, marketing, l’éventail était aussi large que mes centres d’intérêt. Je savais qu’un mix de tout ne pouvait fonctionner. Le B.A BA de toute stratégie éditoriale a toujours été de se positionner sur un créneau, choisir un angle, un ton, et un style. Mais il se trouve que j’étais plutôt impatient de tester les choses…

Une chaine sur la cradologie ?

J’ai choisi de parler des crottes de nez. Pourquoi ? Parce que je me suis dit qu’il devait exister une audience jeune, un peu « pipi caca ». Cette profonde analyse s’appuyait sur ce que je voyais moi-même circuler sur YouTube. Par ailleurs, j’avais envie de créer un peu de buzz, avec zéro budget. « Manger ses crottes de nez, c’est bon » est donc né. Je sais que le titre peut prêter à confusion : allait-on me voir manger mes propres crottes de nez ? Non, j’ai plutôt fait le tour de la question en m’attachant à l’aspect « scientifique » de la question.

Une épreuve et une déconvenue pour moi : peu habitué à me poser devant une caméra, le choc fut rude. Aucun talent de comédien, aucune pose de la voix, j’ai enregistré trois fois la vidéo avant de monter et publier la « moins pire ». J’ai liké la vidéo au travers d’un autre compte, je l’ai transférée à toutes les personnes qui ne m’en tiendraient pas rigueur, et j’ai passé des heures à me connecter à l’interface de YouTube pour voir le nombre de vues évoluer en temps réel.

J’ai eu la chance qu’un autre YouTubeur accepte de la visionner : e-penser (qui dépasse le million d’abonnés actuellement). Il y a eu un avant et un après très clairement. La simple recommandation d’un YouTubeur populaire fait largement augmenter la fréquentation. Le pic est très net sur l’historique de fréquentation.

Le même effet a eu lieu en 2017 lorsque la vidéo a été insérée dans un article suisse.

Changement de sujet…

Las, je n’en ai pas profité : au lieu de me lancer dans la publication à un rythme hebdomadaire, ma vie professionnelle ne me permettait pas de faire une nouvelle vidéo avant un mois. J’ai choisi un autre thème, « Lire dans les pensées, c’est possible ? » Et j’ai ajouté dix jours plus tard « Conchita Wurst, travesti ou provocateur ? ».

Quinze jours plus tard, j’ai eu l’occasion de filmer une table ronde sur Heidegger et le nazisme. J’ai proposé de la placer au sein de ma chaine, plutôt que d’en créer une autre avec un positionnement « philosophie ». Mon idée était que cela pouvait ouvrir la curiosité d’un nouveau public, sans nuire à sa fréquentation par un public déjà acquis. Difficile à dire en fait. 8000 vues représentent un très bon score pour une vidéo de 2 heures 30 minutes consacrée à un thème que beaucoup jugeront ennuyeux. Ma joie est de constater que la chaine a gagné une vingtaine d’abonnés au travers de cette conférence et n’en a perdu qu’un seul : les amateurs de crotte de nez ne se sont pas sauvés…

Le trou noir pendant cinq mois

Ensuite, le grand trou noir jusqu’à la mi-octobre, soit cinq mois sans une publication (absorbé par mon activité professionnelle), autant dire un suicide relationnel sur les réseaux sociaux ! J’ai alors publié une série qui m’a passionné sur le traitement des déchets et leur recyclage. La réalisation a toutefois été fastidieuse. J’ai voulu changer de ton, être plus sérieux (encore plus). Grosse déception : la série n’a jamais trouvé son public. Je veux dire que le nombre de vues n’a jamais décollé, ce qui indique un désintérêt du public pour le sujet. Ma consolation : la fidélisation de l’audience sur chaque vidéo frôle les 80 %.

Plus d’un mois après, j’ai proposé une série sur les robots. Son succès a été réel auprès de passionnés. Mais le sujet n’a jamais drainé grand monde. Déçu par le résultat, alors que je reste convaincu de la qualité de la première vidéo « Robots, tout savoir ou presque », je me suis dit que YouTube ne valait pas plus que des vidéos buzzantes. Au lieu de passer plusieurs jours de documentation et d’écriture, j’ai décidé de m’imposer la réalisation d’une vidéo en moins d’une heure. Pari tenu : « Le monstre des abysses filmé pour la première fois » a eu l’effet escompté. L’audience est revenue, la vidéo compte 73 250 vues à ce jour.

Paradoxalement, la réussite de cette vidéo m’a totalement désillusionné sur ce qu’il était possible de faire sur YouTube, je veux dire en terme qualitatif. YouTube n’est bon que pour les vidéos à buzz… Je me suis réfugié dans ma double passion, la technologie et la littérature. J’ai créé une longue vidéo sur l’histoire du concept des robots…

…et j’ai créé « 15 Nobel de Littérature français ». J’y ai pris beaucoup de plaisir à la création : recherche d’information, d’iconographies, montage sous After-effects pour des trucages kitch, mais amusants… Sans illusion sur son score. Elle a pourtant creusé son chemin et passé les 10 000 vues.

La vidéo qui explose le compteur

Trois mois plus tard, je me suis redonné le challenge de la vidéo buzzante et j’avoue que le résultat a dépassé mes espérances : « 10 trucs contre ta mauvaise haleine » compte près de 265 000 vues ! Elle a drainé un nombre d’abonnés important. Visiblement, les problèmes de bouche concernent beaucoup de monde… 😉

Le cap des 100 000 vues a eu un effet décoiffant : YouTube s’est mis à pousser la vidéo dans les suggestions, sur sa colonne de gauche. Chaque jour, la vidéo collectait entre 1 500 et 3 000 vues ! À sa date anniversaire des deux ans, YouTube a décidé de court-circuiter la vidéo de ses suggestions, jugeant sans doute qu’elle était périmée. En tout cas, les algorithmes de YouTube font la pluie et le bon temps des YouTubeurs.

Je vous laisse constater cela sur le graphique.

Des vidéos pédagogiques

J’ai ensuite publié une série de très courtes vidéos sur la formation de la Terre. Les vidéos ont un réel succès auprès des écoles (je reçois des emails à ce propos). Certaines comptabilisent les 69 000 vues, 43 000 vues, 40 000 vues, 38 000 vues… Un vrai plaisir de se dire que des vidéos éducatives sont finalement dénichées parmi la masse de déchets vidéos de YouTube.

Un an de silence…

Plus d’un an s’est ensuite écoulé sans que je produise rien. J’ai ensuite réalisé une interview de François Rastier, chercheur en sémantique des textes sur la notion d’œuvre. Il était clair pour moi que le format proposé par YouTube, et relayé par la plupart des YouTubeurs, ne correspondait pas à mes besoins d’expression. Je me suis dit : « publie ce que tu veux, tu n’es pas un YouTubeur ». Il m’arrive donc de publier des entretiens de plus d’une heure, sans attente de succès particulier, mais avec la certitude que les spectateurs concernés finiront par être au rendez-vous.

Relance de la chaine par le buzz

Finalement, j’ai refait une vidéo buzzante facile sur Emmanuel Macron.

Je savais que le sujet drainerait un peu de monde, soit environ 17 000 vues en deux mois. À la différence de la vidéo sur la mauvaise haleine ou de celle sur le monstre des abysses, sa durée de vie a été par contre extrêmement faible comme on peut le voir sur le graphique.

Les chiffres clés

Des chiffres qui rendent compte de l’immensité du virtuel

J’avais bien sûr activé la rémunération sur les vidéos. Combien ai-je gagné ? 425 euros pour des revenus publicitaires bruts estimés à 770 euros, soit 8,85 euros nets par mois.

Les vidéos ont été partagées plus de 5 000 fois.

J’ai gagné 4500 abonnés, et j’en ai perdu 500.

J’ai obtenu 707 982 vues.

J’ai atteint 1 612 590 minutes de visionnage, ce qui représente 3 ans et 24 jours non-stop de diffusion ou 17 900 films de 90 mn…

Chaque fois que je me connecte, il y a 30 personnes en moyenne qui sont en train de regarder les vidéos de ma chaine.

C’est peu et c’est beaucoup à la fois !

Tous ces chiffres, pour un YouTubeur professionnel, paraîtront bien minces. Pour un expérimentateur de mon espèce, je reste incrédule et je me dis que j’ai obtenu l’équivalent de 252 séances au Grand Rex à Paris (2800 places)… YouTube est bien la plateforme mondialisée que l’on décrit où le gigantisme est tel que même une petite chaine YouTube produit une audience déjà impressionnante.

Je me dis à présent que 4 000 abonnés, et même 7 000 vues sur un entretien de philosophie, constitue quelque chose d’unique en son genre que seule une plateforme digitale peut offrir : matériellement, il serait très compliqué de faire venir autant de personnes assister à une conférence (on compte plutôt entre 20 et 60 personnes dans ce type de réunion).

La possibilité de diffuser des idées est donc bel et bien présente et assurée. Il est inutile de penser concurrencer les nouveaux comiques troupiers du Net, parce que les sujets ne sont pas les mêmes et l’expression choisie est fondamentalement différente.

Quelques clés sur logique de production

Du low-budget : vu les retours sur investissements, il n’est pas intéressant d’un point de vue pécuniaire d’investir prématurément dans la production vidéo complexe. Inutile donc d’acquérir des caméras sophistiquées, trop d’éclairage, des fonds verts qui vont nécessiter un travail de postproduction inutile. Mieux vaut rester dans le dérushage, montage simple en cut, sans chercher l’effet (à moins que cela soit la marque de fabrique de la chaine ou que cela soit l’occasion de démontrer un savoir-faire pour vous).

De l’hyperfréquence : ma façon de publier sans régularité pénalise profondément ma chaine. La logique d’un abonnement, le terme même d’abonné, implique une fréquence régulière de publication. Plus encore, l’hyperfréquence est sans doute de mise : il faut planifier une présence virtuelle quasi permanente, sur des rythmes hebdomadaires, ou bimensuels. Au-delà, la prise avec la communauté d’abonnés ne peut pas se réaliser, car le flots de la concurrence est tel que votre dernière production ne remontera pas forcément vers vos abonnés.

De l’actualité : je peux constater que surfer sur l’actualité joue en faveur de la chaine. Les tests effectués avec Macron, Conchita Wurst ou encore le poisson des abymes (vu à la TV la même semaine) entrainent des recherches sur YouTube, et donc des vues potentielles : YouTube va en effet collecter les vidéos dont le thème colle à l’actualité.

Du buzz, de la provoc ? Inévitablement ! C’est l’art de la titraille chez les journalistes : une vidéo doit avoir un titre attractif, ambivalent pour provoquer le clic et les vues. Pour autant, le champ des descriptions, et le sous-titrage sont d’excellentes façons de faciliter le référencement des vidéos. En facilitant l’analyse du moteur de YouTube, donc en produisant du texte référençable, les vidéos sont plus facilement positionnées dans les résultats de recherche. Il en va de même des vignettes, qui doivent « faire envie ». Elles jouent le rôle de l’affiche de cinéma en résumant le contenu, sans le trahir.

Brièveté ou longueur ? YouTube recommande des vidéos brèves et il a en gros raison : la plupart des spectateurs ne passent pas plus de 3 minutes sur un sujet (autant dire que cet article ne sera jamais lu en entier ?).

Se soumettre aux règles et aux normes

  • Et c’est là où le bât blesse : les recommandations éditoriales de YouTube sont terribles :
  • brièveté
  • hyperfréquence
  • écrire ce que veulent les abonnés
  • se soumettre à l’actualité mondiale
  • normaliser la fonction du décor
  • travailler les vidéos dans des logiques de montage à base de cuts et de changements de plans rapides
  • être enjoué, faire rire ou du moins être super cool
  • non dit mais fortement suggéré : [avoir l’air bien portant et jeune]

L’académie YouTube regorge de recommandations. Elles se basent sur l’analyse des vidéos les plus populaires. Personnellement, c’est l’un des points qui me gène le plus et que je ne veux pas suivre. La normalisation entraine un traitement identique des contenus, une standardisation des présentations, une idéologie joyeuse commune. Elle gomme les personnalités, et limite la créativité, définie comme des tentatives de renouvellement et non comme une recherche de la déclinaison d’un genre.

Fin de l’expérience ?

C’est un sentiment très paradoxal que j’entretiens avec la chaine YouTube PasBetêLeNet.

Elle ne rapporte rien financièrement. Je manque d’égo pour vibrer chaque fois qu’on like ou critique ma vidéo. Cela prend du temps et finalement la communauté des abonnés est peu active. À quoi bon continuer la chaine ? Ma motivation est de poursuivre l’expérience en faisant ce que je veux, et non ce que je dois, ou devrais. Car en réalisant ce projet, même à temps perdu, j’apprends beaucoup sur YouTube, ses outils, le comportement des spectateurs de manière extrêmement concrète : je sais ce que YouTuber veut dire, même si je le fais en dilettante.

J’entretiens aussi un credo : en mêlant des vidéos buzzantes, à contenu plus faible et plus ludique, j’attire un public qui ne serait pas venu naturellement voir les autres vidéos de la chaine. Les statistiques me montrent qu’un faible nombre de visiteurs transitent de ces vidéos buzzantes vers les vidéos plus sérieuses. Mon pot de miel semble fonctionner, même modestement.

L’idée du partage de la connaissance est par ailleurs une motivation et un plaisir sans fin. J’ai même créé deux autres chaines (CodeCheeta sur Scratch2 et Verbomatic sur le langage Processing) où il s’agit plus de tutoriels. Il y a beaucoup moins d’abonnés mais la relation est presque communautaire : je reçois souvent des emails de suggestions de vidéos et de remerciements, ce qui est très touchant.

Je voudrais tirer PasBêteLeNet vers des contenus de vulgarisation culturelle, technologique et scientifique à base de reportages et d’interviews de personnes. Je n’aime pas l’idée du YouTubeur enfermé dans son écran, comme dans un aquarium, à soliloquer pour une personne elle-même seule affalée sur son lit, ou dans son fauteuil. Exigeant, n’est-ce pas ? D’autant plus que cela implique d’y passer du temps.

Alors avant de publier d’autres vidéos, je vais expérimenter deux axes. D’abord, la réalisation de vidéos en « very low budget » basées sur des coûts de production ultraminimalistes. Ensuite, la recherche d’investisseurs privés ou publics. Il me semble que c’est la seule solution pour faire évoluer cette chaine vers quelque chose de différent et de novateur.

On en reparle aux 10 000 abonnés ?